Attaque du Congrès : aux Etats-Unis, la tentation fasciste

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En regardant mercredi soir tard, comme tout le monde avec sidération, les images de violence et de vandalisme au sein du Capitole, je n'ai pu m'empêcher de penser à l'incendie du Reichstag à Berlin en février 1933, à la manifestation des Ligues factieuses devant l'Assemblée nationale à Paris en février 1934, à la marche sur Rome des fascistes de Mussolini douze ans plus tôt, en octobre 1922. Bien sûr, rien n'est jamais vraiment comparable. Question d'époque et de moyens mais aussi parce que l'Amérique, par son modèle et la puissance de ses contre-pouvoirs, par l'idéal de ses Pères Fondateurs aussi, a repoussé cette tentation à de nombreuses reprises au cours de son histoire. 

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Leur nostalgie d'une identité américaine en train de leur être volée

Je n'ai pu m'empêcher aussi de repenser à l'un de mes derniers reportages réalisés aux Etats-Unis à la fin de mes sept ans de correspondance à Washington, en 2010. C'était en février à Nashville à l'occasion de la première Convention nationale du Tea Party. Les militants que j'y avais rencontrés, affichaient leur dégoût de la présidence Obama, leur nostalgie d'une identité américaine en train de leur être volée, leur volonté de restaurer la grandeur des Etats-Unis. Et lorsque je leur demandais qui incarnait le mieux cet esprit dans l'histoire récente du pays, deux noms leur venaient à l'esprit : Dwight Eisenhower le plus souvent mai...


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