Attaque de La Chapelle-sur-Erdre: une femme séquestrée plusieurs heures par le suspect

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Le procureur de la République de Nantes a expliqué, lors de sa conférence de presse ce vendredi, qu'après l'attaque, le suspect avait séquestré pendant plus de deux heures une jeune femme dans un appartement.

On en sait un peu plus sur les circonstances de l'attaque d'une policière ce vendredi matin à La Chapelle-sur-Erdre. Après avoir asséné plusieurs coups de couteaux à la fonctionnaire de police, le suspect s'est réfugié dans un logement privé, où il aurait pris en otage une femme, selon le procureur de la République de Nantes:

En réalité, cet individu dans sa fuite va se réfugier dans un logement privé vers 10h40, dans une zone située à une trentaine de mètres derrière la brigade de gendarmerie. Il y a séquestré une jeune femme pendant 2h30", explique Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes vendredi soir.

Enquête ouverte pour "tentative de meurtre" et "séquestration" 

D'après le procureur, l'individu s'est ensuite rendu sur le balcon de cet appartement, appercevant l'enceinte de la gendarmerie protégée par les forces de l'ordre. Depuis le balcon, il a ouvert le feu sur les gendarmes, sans faire de blessé lors de cette "première phase". Il a ensuite regagné l'intérieur de l'appartement pour passer par l'escalier extérieur, avant de se retrouver dans un champ adjacent à la gendarmerie. L'hélicoptère de la gendarmerie filme alors la scène:

"On le voit clairement projeter son arme à bout de bras, mettre en joue les gendarmes et tirer, au moins trois coups de feu et peut-être quatre. Un gendarme atteint au niveau du genou, un second au niveau du coude", poursuit Pierre Sénès. "Et l’un de ces deux gendarmes va essuyer un nouveau coup de feu, bloqué par le gilet pare-balles. Les gendarmes ripostent, l’assaillant est atteint à l’abdomen, et il va décéder après de longues minutes de tentative de réanimation."

Le parquet de Nantes est toujours saisi de l'enquête pour "tentative de meurtre" sur la policière et les militaires et "séquestration". Il n'y a donc, à ce stade, pas de saisine du parquet national antiterroriste. 

Article original publié sur BFMTV.com

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