Attaque au marteau devant Notre-Dame en 2017: Farid Ikken condamné à 30 ans en appel

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Notre-Dame de Paris (ILLUSTRATION) - Loic Venance - AFP
Notre-Dame de Paris (ILLUSTRATION) - Loic Venance - AFP

Le jihadiste Farid Ikken a été condamné vendredi en appel à trente ans de réclusion criminelle pour avoir attaqué des policiers au marteau et blessé l'un d'eux devant la cathédrale Notre-Dame en juin 2017 à Paris, a appris l'AFP de source judiciaire.

La cour d'assises spéciale de Paris a alourdi la peine prononcée en première instance à l'égard de cet ancien étudiant algérien de 44 ans, qui avait écopé en octobre 2020 de 28 ans de réclusion.

Les magistrats professionnels ont assorti cette condamnation d'une peine de sûreté des deux tiers, ainsi que d'une interdiction définitive du territoire français et de l'interdiction de porter une arme soumise à autorisation pour une durée de 15 ans, a précisé cette source.

Farid Ikken a été reconnu coupable d'association de malfaiteurs terroriste criminelle et de tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.

Du matériel de propagande jihadiste retrouvé

Le 6 juin 2017, sur le parvis de Notre-Dame, l'assaillant avait bondi sur trois policiers, frappant l'un d'eux avec un marteau en criant "C'est pour la Syrie !" Le policier, légèrement blessé à la tête, et un de ses collègues avaient ouvert le feu et blessé Farid Ikken au thorax, avant de l'arrêter.

Dans son sac et à son domicile, les policiers avaient retrouvé du matériel de propagande jihadiste et une vidéo dans laquelle il prêtait allégeance au groupe Etat islamique (EI) et annonçait: "c'est l'heure de la vengeance, c'est l'heure du jihad". Si Farid Ikken avait rapidement reconnu les faits, il niait en revanche avoir voulu tuer les policiers.

Lors de son premier procès, il avait affirmé avoir voulu les blesser dans un "acte de résistance politique" destiné à "attirer l'attention de l'opinion publique française sur le massacre de (ses) petits frères et soeurs à Mossoul (Irak) et en Syrie par l'armée française", qui bombardait l'EI au sein de la coalition occidentale.

Article original publié sur BFMTV.com

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