Attaque. Au Mali, il ne fait pas bon être président de la transition

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Mardi 20 juillet, le jour même de l’Aïd, Assimi Goïta a été victime d’une tentative d’assassinat dans la grande mosquée de Bamako. Une attaque qui doit rappeler au putschiste devenu président de la transition à quel point sa tâche est périlleuse, estime cet éditorialiste du Pays.

Décidément, il ne fait pas bon être président de la transition au Mali. Il y a eu Amadou Haya Sanogo qui a été contraint, sous la pression de la communauté internationale, de renoncer au pouvoir après son coup de force de 2012, puis ce fut au tour de Dioncounda Traoré [président de la transition de 2012 à 2013] de se faire humilier par une horde de manifestants soutenus par les putschistes d’alors. Ce n’est pas fini : le 24 mai dernier, Bah N’Daw, a été humilié par ceux-là mêmes qui l’ont fait roi. [Neuf mois seulement après son arrivée au pouvoir,] les putschistes qui ont renversé le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta ont fini par le décharger de ses responsabilités.

Et voilà que son tombeur, Assimi Goïta, a échappé à une tentative d’attaque au couteau mardi 20 juillet, le jour même où les musulmans du monde entier célébraient la fête de l’Aïd El-Kébir [deux hommes ont attaqué le président de la transition alors qu’il finissait la prière dans la grande mosquée de Bamako]. Certes, Assimi Goïta a eu la vie sauve, mais cette attaque constitue un message qu’il doit savoir décrypter.

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