Attaque à Rambouillet : la sécurité, un enjeu politique

Stéphanie M., 49 ans, mère de deux filles, a été attaquée au couteau et tuée dans son commissariat de Rambouillet (Yvelines), vendredi 23 avril. Peu de temps après ce drame, des personnalités politiques ont vivement réagi, à l’image de la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui a dénoncé la politique migratoire de l’exécutif. "Elle a dénoncé la politique soi-disant laxiste du gouvernement en prenant pour exemples deux textes qui, selon elle, auraient mal été appliqués. Elle a dénoncé la loi Sécurité Globale qui selon elle ne sert à rien, mais également le texte sur les séparatismes. Mais elle s’est trompée, ces textes ne sont pas encore adoptés", explique l’essayiste Jad Zahab sur le plateau du 23 Heures de franceinfo. "La lutte contre le terrorisme au cœur du débat de la présidentielle" Et d’ajouter : "Marine Le Pen fait le lien entre l’immigration et le terrorisme. Ce n’est pas une grande surprise. La lutte contre le terrorisme va être un débat dans cette année présidentielle qui s’ouvre. Il faut qu’on s’en saisisse, en même temps que l’insécurité. Mais Marine Le Pen a fait du Marine Le Pen. Elle parle à son électorat". À noter que l’enquête devra déterminer comment Jamel Gorchane, 36 ans, s’est radicalisé avant de tuer la fonctionnaire de police à Rambouillet. Samedi 24 avril, une quatrième personne a été placée en garde à vue.