Attaque à la préfecture de police : comment l'institution lutte-t-elle contre la radicalisation dans ses rangs ?

franceinfo

Des "dysfonctionnements", des "failles". Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a reconnu, mardi 8 octobre, lors de son audition à l'Assemblée nationale, l'incapacité des autorités à prévenir la tuerie à la préfecture de police de Paris. Le fonctionnaire qui a tué quatre policiers, Mickaël Harpon, est soupçonné de s'être radicalisé. Cette attaque illustre les limites de la détection de ce phénomène au sein de l'institution policière.

Depuis 2015, une vingtaine de personnes ont été mises à l'écart de la police en raison de leur radicalisation, selon un décompte du ministère de l'Intérieur recueilli par franceinfo. Mickaël Harpon n'a pas fait l'objet d'une telle mesure. Ces dernières années, la police a pourtant renforcé son arsenal de détection.

Une enquête administrative lors du recrutement

Logiquement, la vigilance commence au moment de la phase d'embauche du personnel. Créé en 2017, le service national des enquêtes administratives de sécurité (Sneas) du ministère de l’Intérieur vérifie le profil des candidats au recrutement dans plusieurs services privés ou publics relevant de la sécurité ou de la défense, dont la police. Ce service est composé de 28 personnes, comprenant 23 agents issus de la police nationale et de la gendarmerie nationale et 5 réservistes.

Le (...)

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