"J'ai jamais couru aussi vite de toute ma vie": des témoins de l'attaque à Nice racontent

Hugo Septier
·2 min de lecture

Plusieurs personnes présentes aux abords du lieu de culte ce jeudi matin au moment de l'attaque soulignent l'intervention rapide des forces de l'ordre.

Quelques heures après l'attaque au couteau à la basilique Notre-Dame de Nice qui a fait trois morts, les enquêteurs cherchent encore à éclaircir la chronologie des faits. Sur BFMTV, plusieurs témoins, présents avenue Jean Médecin au moment des faits, décrivent des faits qui se sont déroulés de manière rapide.

"J'ai cru à une blague"

"J’étais en train de vendre des croissants. Il y a un monsieur d’un certain âge qui est arrivé et qui a dit 'il y a une femme décapitée dans la cathédrale’, j'ai cru à une blague, je ne l’ai pas cru. Mais il me l’a répété, il a dit d’appeler la police. Avec cette personne je suis allé vers la cathédrale et j’ai vu un 'SOS police municipale', on a appelé et en même pas 30 secondes ils sont venus", explique David, gérant du restaurant La Brioche Chaude, situé juste en face du lieu de culte.

De son côté, Florent Bouyssou, présent sur cette artère de l'hypercentre niçois au moment de l'attaque, assure n'avoir "jamais couru aussi vite de toute (sa) vie."

"Dans le son de la voix du cri et du mouvement, des gens qui marchaient vite, j’ai compris, j’ai pris mon sac et je suis parti. On ne cherche pas à comprendre, j'ai pas levé la tête, j'ai couru", explique-t-il encore.

"Ils sont arrivés très rapidement"

Plusieurs autres témoignages font également état d'une intervention rapide des policiers.

"On a la sensation que la police a vite agi, ça a été protégé immédiatement, il y a des filets de protection un peu partout. [...] Nous étions en salle de réunion et nous avons entendu des coups de feu. Il y a des pompiers sur place, le GIGN, des démineurs", explique Léa Lacour, avocate niçoise, qui fait ici référence aux coups de feu de la police municipale qui ont touché l'assaillant au niveau de la jambe et de l'épaule.

David estime également que l'intervention s'est faite de manière rapide.

"Ils sont arrivés très rapidement, j’ai aidé pour barrer les routes. [...] J’ai fait rentrer tout le monde devant la boutique et j’ai fermé le rideau. J’étais choqué, je tremblais, je ne savais pas quoi faire et les policiers ont dit que j'avais bien fait", conclut-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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