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Attal recevra mercredi après-midi le proviseur du lycée Ravel menacé de mort

Le proviseur de la cité scolaire Maurice-Ravel à Paris, menacé de mort sur internet après une altercation avec une élève fin février pour qu'elle enlève son voile, a quitté ses fonctions (KENZO TRIBOUILLARD)
Le proviseur de la cité scolaire Maurice-Ravel à Paris, menacé de mort sur internet après une altercation avec une élève fin février pour qu'elle enlève son voile, a quitté ses fonctions (KENZO TRIBOUILLARD)

Gabriel Attal recevra mercredi après-midi à Matignon le proviseur de la cité scolaire Maurice-Ravel à Paris, menacé de mort sur internet après une altercation avec une élève fin février à qui il demandait de retirer son voile, ont annoncé les services du Premier ministre.

Un mois après les faits intervenus le 28 février, le proviseur a quitté ses fonctions "pour des raisons de sécurité", selon un message envoyé aux enseignants, élèves et parents.

Le rectorat a, lui, évoqué "des convenances personnelles" et un "départ anticipé" en retraite "au vu des événements qui ont marqué ces dernières semaines".

La ministre de l'Education Nicole Belloubet, qui participera à ce rendez-vous, s'était rendue début mars au lycée Ravel pour soutenir le proviseur et déplorer des "attaques inacceptables".

De la gauche à l'extrême droite, des responsables politiques ont déploré mercredi un "échec" face à la "mouvance islamiste", après le départ du proviseur.

"Voilà à quoi aboutit le +pas de vagues+, voilà où nous mènent les petites lâchetés et les grands renoncements", a réagi le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau.

"On ne peut pas l'accepter", a déclaré le chef des députés socialistes Boris Vallaud, estimant que c'était "un échec collectif".

Le proviseur avait "rappelé (le 28 février) à trois élèves leur obligation de retirer leur voile" islamique dans l'enceinte de l'établissement afin de respecter la loi interdisant les signes religieux ostentatoires, selon le parquet. "L'une d'elles, majeure et scolarisée en BTS", avait "ignoré le proviseur, ce qui a provoqué une altercation", d'après la même source.

Des menaces de mort à l'encontre de ce proviseur avaient ensuite été proférées sur internet. L'élève de BTS avait dit au Parisien avoir été "tapée violemment au bras" par le proviseur.

Un jeune homme de 26 ans, originaire des Hauts-de-Seine, a été arrêté et doit être jugé le 23 avril à Paris pour avoir menacé de mort le proviseur sur internet.

are/hr/pta