Athlétisme : du dopage à la conquête d'un titre mondial, l’ascension du lanceur de marteau Quentin Bigot

© Jean-Marie Hervio / KMSP via AFP

Puisque sa compétition ouvrira les championnats du monde d’athlétisme à Eugene vendredi, ­Quentin Bigot a rallié en tête la base américaine de l’équipe de France, le ­Linfield College, au sud de Portland. Avec un statut de vice-champion du monde à défendre, mais surtout le vent dans le dos. Le lanceur vient de monter le curseur au-delà des 80 mètres (80,55), s’affranchissant d’une barrière aussi symbolique au marteau que celle des 10 secondes sur 100 mètres. Il se sait « dans le game », sent que « le titre n’a jamais été aussi possible ». Mais n’oublie pas la densité de sa discipline, qui peut vite le reléguer « au septième rang ».

Avec son 1,78 mètre et son quintal, Bigot émarge dans la catégorie petits lanceurs. La technique est fine, fiable, et les gains s’entrevoient assez aisément à mesure que les tests physiques embellissent. Dans une discipline où les mouvements peuvent se rapprocher de l’haltérophilie, lui soulève par exemple 110 kilos à l’arraché par séries de quatre. Ses confrères allant parfois jusqu’à 140, voire 150 kilos, on peut voir là une piste de progression. La sienne est en tout cas linéaire : « Depuis 2016, dès lors qu’il n’y a pas eu de pépin ou de Covid, j’ai gagné 1 mètre, voire 1,5 mètre, par saison. »

Il avait 19 ans quand il a franchi la ligne du dopage

Si l’argent des Mondiaux de Doha en 2019 avait été remarqué, surtout au milieu d’une déconfiture collective, la cinquième place des JO de Tokyo, l’été dernier, est forcément passée inaperçue. Sa perf...


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