Athlé - JO - JO 2020 : Eliud Kipchoge veut défendre son titre sur marathon

L'Equipe.fr

S'il est sélectionné, le Kenyan Eliud Kipchoge défendra son titre olympique du marathon à Tokyo l'an prochain. « Si je suis sélectionné, je serai là », a assuré Eliud Kipchoge à l'agence Reuters, mardi à Nairobi, à propos des JO de Tokyo. « C'est dans mon esprit, et je crois que quand le moment viendra, je serai sur la ligne de départ. » Le Kenyan ajoute un « si », mais il semble peu probable que le meilleur marathonien de tous les temps ne soit pas retenu pour le rendez-vous planétaire, malgré des procédures de sélection parfois alambiquées, qui ont pu jouer des tours aux athlètes kenyans par le passé. Eliud Kipchoge, détenteur du record du monde (2h01'39" en 2018) et premier homme à courir sur la distance en moins de deux heures (1h59'40" en 2019) défendrait donc son titre acquis à Rio en 2016. Que le marathon ait été déplacé de Tokyo à Sapporo, au nord de l'archipel, en raison des fortes chaleurs et de l'humidité attendues dans la capitale, ne lui pose pas de problème, à l'entendre : « Je pense que les médailles sont les mêmes. Je serai parmi les compétiteurs, je ne me plains pas, je suis entre les mains du CIO et peu importe le lieu choisi, ça m'ira. » Un discours sans vague de la part de Kipchoge alors que la décision, prise par le Comité international olympique sans consultation des organisateurs, avait fait débat. Eliud Kipchoge « L'un dans l'autre, c'est une chaussure normale, c'est l'être humain qui court » Kipchoge a également abordé le sujet des chaussures Nike qu'il a utilisées pour courir en moins de deux heures, en octobre dernier. Des runnings controversées avec leurs trois plaques de carbone et leur semelle très épaisse, qui offriraient un gain de performance de l'ordre de 4 %. Le marathonien s'est opposé à l'idée d'en restreindre le procédé de fabrication. « Ce monde est plein de développement et le développement vient avec la technologie », a-t-il déclaré. « Je crois que même dans le secteur de la chaussure, la technologie a sa place. Ce n'est pas un gros (avantage), ce n'est pas de la haute technologie... En fait, la chaussure aide le coureur à récupérer très vite, surtout après un marathon. L'un dans l'autre, c'est une chaussure normale, c'est l'être humain qui court. »