Ces athlètes iraniennes qui défient le régime en refusant le voile

© PAVEL MIKHEYEV/REUTERS

Un acte courageux qui pourrait avoir de graves répercussions. Cette semaine, l’Iranienne Sara Khadem est apparue sans son voile lors des championnats du monde d’échecs rapides organisés au Kazakhstan. Pour la première fois, l’athlète avait décidé de laisser apparaître sa chevelure brune, signe d'émancipation et de soutien aux femmes oppressées dans le pays. Elle était accompagnée d’une autre joueuse, Atousa Pourkashiya, qui, elle non plus, ne portait pas son voile.

Depuis 1979 et la révolution islamique iranienne, les femmes ont obligation de se couvrir la tête d’un hijab et doivent respecter cette règle même hors du pays, lorsqu’elles sont en représentation officielle. Une règle qui prévaut pour toutes, qu’elles soient anonymes, sportives, actrices, chanteuses ou encore intellectuelles.

Le geste fort de Sara Khadem a rapidement fait le tour du monde, dernier symbole de la mobilisation des femmes pour retrouver enfin leur liberté. Pour l’heure, la joueuse d’échecs de 25 ans, célèbre en Iran grâce à ses bons résultats, n’a pas pris publiquement la parole pour commenter cette action.

Mercredi, la Fédération iranienne d’échecs a toutefois précisé que Sara Khadem ne représentait pas ici l’Iran et qu’elle participait «librement, à ses propres frais» au tournoi, ce qui expliquerait...


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