Ces “astuces santé” qui mettent en danger les internautes

Boire du jus de pomme de terre plutôt que prendre des antibiotiques pour soigner une angine ? S’asperger de bière pour obtenir un bronzage optimal ? À chaque jour sa tendance TikTok.

Mais si certaines trends sont inoffensives, d’autres peuvent avoir de graves conséquences. À commencer par ces vidéos proposant des “astuces santé”, au mieux fausses, au pire dangereuses.

Du New York Times au site d’information américain Vox, la presse étrangère met en garde contre les dangers de ces infox santé.

Lorsque l’on tape “huile de ricin” dans la barre de recherche TikTok, on tombe d’abord sur des vidéos suggérant de s’en badigeonner le visage.

Une astuce beauté censée rafraîchir le teint et favoriser la pousse des cils.

Mais si on scrolle encore un peu, on se retrouve face à des influenceurs qui recommandent de s’en mettre un peu sur le nombril. Pourquoi ? Tout un tas de choses : améliorer la fertilité, écarter les virus ou le cancer…

Certaines vidéos suggèrent d’aller encore plus loin, notamment “en buvant l’huile”, rapporte le site du tabloïd britannique The Sun.

“Sur la plateforme, raconte l’infirmière Jane Clarke, les influenceurs bien-être vantent avec effusion les mérites de l’huile de ricin, affirmant qu’en ingérer va magiquement détoxifier votre organisme ou vous aider à perdre du poids.”

Problème : “En réalité, avertit Jane Clarke dans The Sun, consommer de l’huile de ricin, même à petites doses, peut provoquer de violentes diarrhées.”

“À haute dose, ajoute-t-elle, elle peut causer des maux de ventre, un déséquilibre électrolytique, une déshydratation liée à une diarrhée prolongée, des nausées et des vomissements.”

“Si les tendances
santé ‘alternatives’
marchent très fort
sur TikTok, c’est parce
qu’elles fournissent
des recommandations
qui sont bon marché,
accessibles, et s’appuient
sur des explications
à la limite du scientifique.”

Rachel Moran, chercheuse sur la désinformation en matière de santé à l’université de Washington, à “Vox”

“Les autorités sanitaires
ont beau faire,
elles ont énormément
de mal à contrer
toutes les âneries
colportées sur les réseaux,
d’autant qu’une
grande partie d’entre elles
sont sous la forme
de vidéos.”

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