Une astuce pour employer ou recruter à l’étranger

PHOTO PEGGY MARCO/PIXABAY/CC

Quand une entreprise veut laisser ses salariés télétravailler depuis l’étranger pendant une longue durée ou si elle souhaite recruter de nouveaux employés hors de son pays, elle se heurte parfois à des difficultés administratives. Si elle ne possède pas de succursales à l’étranger, ses télétravailleurs risquent une double imposition. Der Spiegel s’est penché sur la question et révèle que des entreprises en nombre croissant, notamment dans le secteur de la tech, “utilisent une sorte d’agence de travail temporaire où elles embauchent leurs propres employés. De cette manière, les Allemands peuvent être employés à l’étranger via une agence intermédiaire locale ou continuer à travailler de manière permanente pour leur entreprise allemande depuis l’étranger”.

Cette agence locale s’occupe du contrat de travail, du salaire, de l’impôt sur le revenu. Elle s’acquitte également de toutes les taxes locales. Les salariés reçoivent leurs missions de leur employeur principal, communiquent avec leurs autres collègues de façon normale, mais perçoivent leur salaire de l’agence locale, qui est prestataire de services. “Le droit du travail du pays dans lequel vous travaillez s’applique”, explique Anne Lachmund, avocate en droit du travail. Vous êtes soumis, par exemple, aux jours fériés et aux dispositions locales sur les congés, sauf accord particulier avec votre employeur.

Le marché de ces agences locales est en plein essor, note le magazine allemand, soit parce que de plus en plus de salariés veulent s’expatrier tout en télétravaillant, soit parce que ce mécanisme permet de recruter un vivier international donc plus vaste. Cela vaut surtout pour les PME car les grandes entreprises ont souvent déjà une branche à l’étranger et n’ont pas besoin d’utiliser ce système.

Il existe néanmoins deux inconvénients de taille. D’une part, la cohésion des équipes est plus difficile à assurer et les salariés employés par une agence locale peuvent se sentir comme des intérimaires. D’autre part, cela coûte généralement “entre 400 et 600 dollars par mois et par employé, selon le prestataire et le forfait que vous réservez”. Le prix de l’internationalisation.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :