Les astronomes n'avaient jamais vu un magnétar au comportement aussi bizarre

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Quasars, blazars, pulsars, magnétars. Notre Univers pullule d’objets aussi violents que fascinants. Swift J1818.0-1607 — ou plus simplement J1818 — est l’un d’entre eux. Un objet découvert il y a quelques mois seulement. Un magnétar qui avait déjà ceci de particulier qu’il était soupçonné d'être le plus jeune jamais observé. L’étoile qui lui a donné naissance aurait explosé il y a 240 ans seulement.

Aujourd’hui, J1818 revient sur le devant de la scène. Parce qu’il émet dans le domaine radio, comme une poignée d’autres magnétars. Mais surtout parce que les émissions radio de J1818 sont apparues très différentes de celles des autres magnétars connus.

Des chercheurs du Centre d’excellence de l’ARC pour la découverte des ondes gravitationnelles (OzGrav, Australie) et du CSIRO, l’organisme gouvernemental pour la recherche scientifique australienne, ont observé J1818 à huit reprises entre mai et octobre 2020. Au mois de mai, ils ont noté que ses émissions radio ressemblaient à celles d’un pulsar — un autre type d’étoile à neutrons, plus commun. Plus intenses aux basses fréquences qu’aux hautes fréquences. Alors même que les autres magnétars connus émettent à des intensités constantes, quelles que soient les fréquences.

Une vue d’artiste du magnétar J1818.0-1607, plus simplement appelé J1818. © Carl Knox, OzGrav
Une vue d’artiste du magnétar J1818.0-1607, plus simplement appelé J1818. © Carl Knox, OzGrav

Un champ magnétique complexe

Au mois de juin, les émissions radio de J1818 ont commencé à « scintiller ». À partir de juillet, elles ont semblé chercher leur place entre des émissions de type pulsar et des émissions de type magnétar. « Ce comportement bizarre n’a jamais été observé dans aucun autre magnétar, précise Marcus Lower, chercheur à l’université Swinburne (Australie), dans un communiqué de l’OzGrav. Le phénomène, toutefois, a été de courte durée. L’observation suivante a montré un comportement tout à fait classique de magnétar ».

En injectant leurs données dans un modèle qui prédit la géométrie des pulsars, les chercheurs ont par...

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