Des astronomes assistent à la mort d'une supergéante rouge, une première

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Pour la première fois, la mort d'une supergéante rouge, un type d'étoile très massif, a été observée durant sa phase préliminaire, autrement dit avant son explosion en supernova. Les chercheurs ont pu constater que ces derniers instants n'étaient pas si tranquilles qu'ils le pensaient.

La mort d'une étoile – ou - est l'un des événements les plus spectaculaires et les plus violents pouvant survenir dans l’Univers. Il n’est donc pas rare pour les astronomes d’observer les conséquences de ces cataclysmes stellaires qui peuvent émettre autant de lumière qu’une galaxie pendant des mois. En revanche, il est bien plus exceptionnel que les chercheurs assistent au prélude de ces drames, les supernovae n’étant pas des événements fréquents à l’échelle d’une galaxie.

Les supergéantes rouges, des monstres pas si paisibles

Pour la première fois, des chercheurs sont toutefois parvenus à capturer en temps réel la fin poignante de la vie d'une supergéante rouge : (SN) 2020tlf, une étoile d’environ 10 masses solaires située à 120 millions d’années-lumière de la Terre, dans la galaxie NGC 5731. À l'aide du télescope W.M. Keck de Maunakea, à Hawaï, l’équipe constituée d’astronomes des Universités Northwestern (Illinois) et de Berkeley (Californie) a pu suivre durant 130 jours, au cours de l’été 2020, l'autodestruction rapide de l'étoile massive et ses derniers soubresauts avant son effondrement en supernova de type II. 130 jours cruciaux pour mieux comprendre les mécanismes qui entrent en jeu juste avant la mort d’une étoile. L‘observation est relatée dans un article de daté du 6 janvier 2022.

La grande extinction d'une étoile est imminente dès lors que tout l'hydrogène, l'hélium et les autres éléments de leur noyau sont consumés. Durant cette courte période précédant le glorieux feu d’artifice, nombreuses sont celles qui subissent d’intenses éruptions au cours desquelles elles expulsent des couches de gaz brûlant. Jusqu’à présent, les scientifiques estimaient que les supergéantes rouges, elles, ne se comportaient pas de cette manière, préférant rester calmes avant leur explosion ou leur effondrement en étoile à neutrons. (SN) 2020tlf leur a prouvé le contraire : elle aussi s’est montrée colérique avant son dernier souffle – une supernova de type II -, suggérant [...]

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