Astrid Moulin, PVTiste au Canada

Entre La Voulte-sur-Rhône, commune de 5 000 âmes, en Ardèche, et Toronto, mégapole de plus de 2,5 millions d’habitants, il y a un océan. Qu’a allègrement franchi Astrid Moulin. “Contrairement à la plupart des pévétistes [ces jeunes qui partent à l’étranger dans le cadre des programmes vacances-travail, PVT, qui permettent de voyager tout en travaillant], j’ai travaillé avant, comme cadre commercial, pendant quatre ans”, dit-elle. C’est donc à 26 ans que la jeune femme, forte d’un BTS de commerce international et de sa première expérience professionnelle, s’embarque, en juillet 2014. Direction Toronto, pour un an. Son but ? “Devenir la personne que je veux être”, dit-elle, tout simplement.

Débrouillardise

Évidemment, lorsqu’on part sans l’aide d’une entreprise qui vous envoie et vous accueille sur place, l’expatriation tourne vite à la course à la débrouillardise. C’est souvent aussi une expérience d’humilité. “Avant de partir, certains me disaient : ‘mais pourquoi tu quittes un CDI en France ?’“ se souvient-elle. Elle voulait tenter l’aventure, dans un pays sans grands risques. Elle décroche, après trois semaines seulement sur place, un job de vendeuse dans un magasin de vêtements. Puis un autre, dans une grande société informatique américaine, où elle gère les comptes de clients au Québec.

Si, en Australie ou en Argentine, les jeunes qui partent pensent avant tout tourisme, au Canada, ils sont plutôt, selon Astrid, soucieux de leur avenir professionnel. “Par – 40 °C l’hiver, il vaut mieux penser au travail !” explique-t-elle en riant. Ce qui l’a frappée au Canada, “c’est la façon dont on soutient les gens pour qu’ils réussissent”. Elle a été émerveillée par la solidarité des équipes au travail et par le fait que tous ou presque ont un projet en plus de leur emploi. Ainsi, lorsqu’une de ses collègues a eu besoin d’un coup de main pour son nouveau site de mode, tout le monde l’a aidée.

Solidarité et flexibilité

Solidarité mais aussi flexibilité. Dans les horaires comme dans les comportements. “Mon manager sortait régulièrement pour faire sa prière, raconte-t-elle, et il n’y a eu que les Français dans l’équipe, très internationale, pour le remarquer.” Une tolérance qui se double d’un respect des différences. Comme celle d’être une femme. Au Canada, pas de blagues racistes ni sexistes. “C’est très agréable”, avoue-t-elle.

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