AstraZeneca : "Si vous vaccinez 100 000 personnes aujourd'hui plutôt que demain, vous avez 15 morts de moins", assure un professeur

franceinfo
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Alors que les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont suspendu la vaccination de leur personnel contre le Covid-19 avec le vaccin AstraZeneca, le professeur Jean-François Timsit appelle lundi 15 mars sur franceinfo à "remettre les effets secondaires à leur place". Si un pompier d'Arles est hospitalisé pour une arythmie cardiaque, le chef du service réanimation de l'hôpital Bichat, à Paris, insiste : "C'est une petite moitié des plus jeunes patients qui vont ressentir de la fièvre et parfois rester cloués au lit pendant trois à quatre heures après avoir été vaccinés".

Selon lui, "c'est à mettre en perspective avec les vies sauvées" et avec les formes de Covid long "qui ont l'air d'empoisonner la vie des gens. Il faut savoir que si vous vaccinez 100 000 personnes de plus de 50 ans aujourd'hui plutôt que demain, vous avez 15 morts de moins." Le professeur Jean-François Timsit estime qu'"il n'y a vraiment pas de rapport" entre les interruptions de la vaccination AstraZeneca en Islande ou en Norvège, "où il y a 3 à 7 morts par jour", et "le risque mortel et majeur" encouru en France.

Transférer les professionnels de santé plutôt que les patients

Par ailleurs, Jean-François Timsit estime que, face à la saturation des services de réanimation, "il y a une solution envisagée dont on ne parle pas beaucoup, c'est de transférer les personnels de santé" pour ouvrir des lits supplémentaires. "Il faut réfléchir à ce type de solution", selon le chef du service réanimation de l'hôpital (...)

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