AstraZeneca : le risque de thrombose existe, mais reste rare, selon l’ANSM

Source AFP
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Le vaccin du laboratoire suédo-britannique avait été suspendu le 15 mars par plusieurs pays européens après le signalement de cas de caillots sanguins, parfois mortels.
Le vaccin du laboratoire suédo-britannique avait été suspendu le 15 mars par plusieurs pays européens après le signalement de cas de caillots sanguins, parfois mortels.

L'Agence du médicament (ANSM) rend enfin son avis : oui, il existe bel et bien un risque de thrombose atypique associé au vaccin AstraZeneca contre le Covid-19, mais ce risque reste « rare » et, surtout, la balance bénéfices/risques reste « favorable » à l'inoculation. Cet avis a été rendu après que la France a constaté de nouveaux cas de ces thromboses, dont deux décès. Dans son dernier point de situation portant sur la surveillance des vaccins développés contre le Sars-CoV-2, l'ANSM explique : « Neuf cas de thromboses des grosses veines, atypiques par leur localisation [cérébrale en majorité, mais également digestive], pouvant être associés à une thrombopénie [diminution du nombre de plaquettes dans le sang, NDLR] ou à des troubles de coagulation ont été déclarés. »

Cela représente six cas de plus que la semaine précédente. Parmi ces cas, « deux décès » ont été rapportés entre le 12 et le 18 mars, dont celui d'un étudiant en médecine nantais mort le 18 mars plusieurs jours après avoir été vacciné, mentionné lundi soir par l'ANSM dans un communiqué et pour lequel des analyses complémentaires sont en cours, dans le cadre d'une enquête judiciaire.

Un vaccin « sûr et efficace », selon l'Agence européenne des médicaments

« Le caractère très atypique de ces thromboses, leurs tableaux cliniques proches et le délai de survenue homogène conduisent le comité de suivi à confirmer la survenue, très rare, de ce risque thrombotique chez les personnes vaccinées par le vac [...] Lire la suite