Le vaccin AstraZeneca suspendu: quand la précaution l'emporte sur le principe

Grégory Rozières
·Chef de rubrique Science et Environnement
·1 min de lecture
Le vaccin AstraZeneca suspendu: quand la précaution l'emporte sur le principe
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SCIENCE - Il fallait lui faire confiance dimanche, il est suspect lundi. En moins de 24 heures, le gouvernement français a changé son fusil d’épaule en suspendant le vaccin décidément maudit d’AstraZeneca.

L’exécutif suit ainsi le chemin emprunté par une dizaine de pays depuis quelques jours, et par l’Allemagne quelques minutes avant lui. La cause: une crainte d’un effet indésirable rare, la formation de caillots sanguins. Aucun élément factuel ne permet pour l’instant de prouver que c’est bien le vaccin qui provoquerait ce problème médical, qui touche malheureusement des dizaines de milliers de personnes tous les ans en France. Mais certaines données préliminaires inquiètent les autorités de chaque pays.

L’Agence européenne du médicament (EMA) a déclaré qu’elle examinera les données disponibles ce mardi 16 mars et qu’elle se réunira jeudi au sujet d’AstraZeneca, tout en confirmant une nouvelle fois que “les avantages du vaccin l’emportent toujours sur les risques”. L’OMS organise de son côté une réunion mardi pour discuter de la situation, alors que l’organisation a exhorté à continuer de vacciner. “Il ne semble pas y avoir plus de cas [de caillots sanguins, NDLR] que ce que l’on s’attend à trouver dans la même période en population générale”, a précisé Mariangela Simao, directrice adjointe de la section vaccin de l’OMS, citée par le journaliste Kai Kupferschmidt.

Ces décisions politiques de précaution étonnent une partie du monde médical et scientifique. De nombreux États du vieux continent sont soit confrontés à une énième vague de C...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.