AstraZeneca présente ses données aux États-Unis, le Danemark prolonge l’interdiction du vaccin

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C'est devenu un véritable feuilleton : le processus d'homologation du vaccin AstraZeneca aux États-Unis, qui n'y est toujours pas autorisé à la différence de l'Europe. Ce jeudi 25 mars, le laboratoire présente encore une fois de nouvelles données pour satisfaire les autorités sanitaires américaines. En Europe, le Danemark a prolongé quant à lui de trois semaines la suspension du vaccin.

Ce n'est plus 79 % d'efficacité, mais 76 %. Qu'à cela ne tienne, AstraZeneca s'en félicite. Ce nouveau chiffre, du même ordre de grandeur que celui présenté lundi est « cohérent » avec ce qui avait été annoncé.

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Il s'agit des résultats de l'essai clinique de phase 3 réalisé aux États-Unis, au Chili, et au Pérou, un essai dit de complément pour répondre aux interrogations de la FDA, l'agence américaine du médicament qui n'avait pas été convaincue par les données présentées en décembre dernier.

Elle ne l'avait pas plus été ce lundi 22 mars lorsque les conclusions de cette nouvelle étude ont été publiées, la FDA accusant même à demi-mot le laboratoire d'avoir joué avec les chiffres en présentant des données jugées obsolètes.

Ces 76 % d'efficacité constituent donc la dernière réponse en date d'AstraZeneca. Ils concernent la prévention des Covid-19 symptomatiques. Concernant les décès et les hospitalisations, le chiffre n'a lui pas bougé. Le laboratoire revendique toujours 100 % d'efficacité pour les empêcher.

Reste à voir désormais quel accueil va réserver l'agence américaine du médicament à cette nouvelle estimation, et si le processus d'homologation du vaccin pourra enfin être lancé.

« Principe de précaution supplémentaire »

En Europe, le Danemark a prolongé quant à lui de trois semaines la suspension du vaccin AstraZeneca dans son programme d'immunisation contre le Covid-19, pourtant déclaré « sûr et efficace » par le régulateur européen et l'OMS.

« Nous avons aujourd'hui décidé d'étendre notre suspension de trois semaines », a dit lors d'une conférence de presse le directeur de l'Agence nationale de santé, Søren Brostrøm, expliquant avoir besoin de « plus de temps » pour exclure entièrement un lien entre les quelques cas connus de caillots sanguins rares mais graves et la vaccination avec le vaccin d'AstraZeneca.

Si ce lien n'a pas été démontré, le responsable sanitaire a défendu « un principe de précaution supplémentaire » dans un pays où rares sont ceux qui refusent la vaccination.