AstraZeneca : quel lien entre les thromboses et le vaccin ? Plusieurs théories émergent

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Après de rares cas de thrombose survenus dans le monde à la suite d'une vaccination contre le Covid-19 avec le vaccin AstraZeneca, plusieurs théories émergent pour expliquer ces incidents. Sciences et Avenir fait le point avec des spécialistes sur les théories les plus plausibles.

L'Agence européenne du médicament (EMA) vient de mettre à jour son bilan sur le vaccin d'AstraZeneca contre le Covid-19. L’EMA a établi "un lien possible avec de très rares cas de caillots sanguins inhabituels avec des plaquettes sanguines basses", précisant que la balance "bénéfices-risques" de la vaccination reste toujours largement positive. Le comité d’étude a conduit une analyse en profondeur de 62 cas de thrombose veineuse cérébrale et de 24 cas de thromboses veineuses splanchniques dont 18 ont été fatals. Ces dernières semaines, de nombreux pays, dont la France, ont suspendu temporairement la vaccination avant d'y voir plus clair. Si ces cas restent extrêmement rares, ils méritent toutefois d'être expliqués. Plusieurs équipes de recherche tentent de mettre le doigt sur le mécanisme qui conduit à la survenue de ces thromboses cérébrales. Une localisation très rare, puisque la majorité des thromboses touchent les artères et non le cerveau. Autre paramètre surprenant : ces thromboses sont associées à une baisse des plaquettes dans le sang, alors que cela devrait être l'inverse : un sang plus fluide favorise les hémorragies.

Une erreur au moment de l'injection ?

Pour tenter d'expliquer ces thromboses, ces caillots de sang qui viennent boucher une veine, le collectif avance que cette réaction pourrait être due à un problème lié à l'injection au moment de la piqûre : l'injection ratée ferait passer le contenu de la seringue directement dans le sang. L'adénovirus synthétisant la protéine S dans le sang génèrerait une réaction immunitaire trop importante, qui entraînerait des problèmes de coagulation et des thromboses. Une hypothèse "surprenante" pour le Pr Stéphane Zuily, professeur de médecine vasculaire au CHRU de Nancy. "Les vaisseaux sanguins sous la peau ne sont composés que de capillaires, des petits tuyaux de la taille d'un cheveu, même plus petits qu'une aiguille. Rien n'empêche en effet de léser un capillaire au moment de l'injection et que le produit pass[...]

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