AstraZeneca : pour l’UE, les Britanniques ne sont pas prioritaires

Par Emmanuel Berretta
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Stella Kyriakides, commissaire européenne à la Santé, le 6 mars 2020, à Bruxelles. 
Stella Kyriakides, commissaire européenne à la Santé, le 6 mars 2020, à Bruxelles.

C'est peu dire que le torchon brûle entre le groupe AstraZeneca et l'Union européenne. La commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a assené : « AstraZeneca doit respecter ses engagements. » Elle enjoint à la société de publier le contrat signé avec l'Union européenne afin de prendre à témoin l'opinion. Selon ses affirmations, les usines britanniques qui tournent à plein rendement pour le compte du gouvernement du Royaume-Uni figurent bien dans le contrat européen, sans la moindre référence à une quelconque priorité. « Les deux usines britanniques font partie du contrat et doivent fournir les doses prévues, a-t-elle martelé depuis Bruxelles. Que les choses soient parfaitement claires, il n'y a ni hiérarchie ni ordre de production. » Et un fonctionnaire de la Commission de résumer : « AstraZeneka a vendu deux fois la même maison. Au moment où les deux propriétaires emménagent, ça finit pas se voir? »

La veille, dans quatre quotidiens européens, dont le belge Le Soir, Pascal Soriot, le PDG du groupe pharmaceutique, avait souligné que le contrat britannique avait été signé trois mois plus tôt que celui conclu avec la Commission européenne. « Comme vous pouvez l'imaginer, le gouvernement de Londres a stipulé que l'approvisionnement provenant de la chaîne d'approvisionnement britannique irait d'abord au Royaume-Uni, expliquait-il pour se justifier. Dans l'accord avec l'UE, il est mentionné que les sites de fabrication britanniques étaient une option [...] Lire la suite