AstraZeneca : des Français gagnés par le doute

Le vaccin AstraZeneca est-il condamné à être mal aimé ? Alors que plusieurs États ont suspendu son utilisation après l’apparition de caillot de sang chez certains patients, les autorités sanitaires mondiales et européennes maintiennent le cap et incitent à continuer de l’injecter. En France, des patients sont aussi sceptiques. Vendredi 12 mars, dans une pharmacie de banlieue parisienne, un premier flacon a été livré. Dix doses sont disponibles. Mais trois patients y ont renoncé. Des patients indécis "Sur ces trois personnes, deux avaient entre temps contacté leur médecin qui leur avait déconseillé la vaccination avec AstraZeneca", relate Bruno Maleine, pharmacien et président de l’Ordre des pharmacien d’Île-de-France. Quant à la troisième personne, sous pression de son entourage, elle a préféré attendre. En direct de Bruxelles (Belgique), le journaliste France Télévisions Julien Gasparutto rapporte que la Bulgarie a aussi suspendu l’utilisation de ce vaccin, vendredi dans la journée. "À Bruxelles, on se serait bien passé de cette cacophonie. Cela jette un trouble dans l’opinion publique, reconnaît un diplomate mais impossible de contraindre les pays à s’accorder. La santé reste une compétence nationale", ajoute le journaliste.