Asthme : la thermoplastie a un effet durable sur les bronches

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Réservée aux asthmatiques sévères non contrôlés, la thermoplastie bronchique, une technique ayant recours à la chaleur pour détruire la paroi des bronches épaissie, est efficace plus de 10 ans après son utilisation.

Soigner l’asthme par la chaleur est efficace pendant 10 ans. Telle est la conclusion d’une étude internationale récemment publiée dans la revue Une information qui valide pour la première fois l’intérêt sur le long terme de la thermoplastie, une technique réservée au traitement des asthmes sévères -environ 3 à 5% des asthmatiques- pour laquelle jusqu’à présent, seules des données à cinq ans étaient disponibles.

"Un traitement de dernier recours contre l'asthme"

Mise au point en Amérique du Nord et au Canada il y a une quinzaine d’années, elle est aujourd’hui disponible dans quelques centres spécialisés en France (Paris, Marseille, Lyon, Lille, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg). Recommandée depuis 2016 par la et tout juste remboursée depuis quelques mois, elle est strictement réservée, après avis spécialisé, aux patients de 18 ans et plus souffrant d’un asthme sévère non contrôlé par les traitements classiques.

"C’est un traitement de dernier recours, quand les biothérapies, les traitements de fond les plus récents agissant sur les mécanismes immunologiques conduisant à la cascade inflammatoire dans l’asthme, ont échoué", précise le Pr Camille Taillé, pneumologue à l’hôpital Bichat Claude Bernard (AP-HP), l’un des centres pratiquant la thermoplastie.

Objectif : augmenter le volume d’air circulant

Le principe est le suivant : détruire sous anesthésie générale et à une température élevée, 65°C, la paroi des bronches épaissie chez les asthmatiques sévères, en raison d’une hypertrophie du tissu dit musculaire lisse bronchique (différent du muscle strié, intervenant lui pour le mouvement). Car c’est justement en raison de l’augmentation de l’épaisseur de la paroi des bronches asthmatiques que le flux d’air apporté à chaque inspiration est mécaniquement réduit, le diamètre de la bronche malade devenant avec le temps inférieur à celui d’une bronche saine. Le traitement vise donc à réduire de 50 à 70% cette hypertrophie afin d’augmenter le volume d’air circulant.

La [...]

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