AsterX : le premier exercice militaire spatial français participe à "une dissuasion spatiale", affirme un expert militaire

franceinfo
·1 min de lecture

Emmanuel Macron a assisté vendredi 12 mars au premier exercice militaire spatial français au CNES (Centre national d'études spatiales) à Toulouse. L'opération s'appelle AsterX, en référence au petit Gaulois et au premier satellite français lancé en 1965. Cet exercice "participe à ce qu'on peut appeler une dissuasion spatiale", explique sur franceinfo le général de brigade aérienne Jean-Daniel Testé, PDG de l’OTA (Observation de la Terre appliquée), entreprise de conseil en sécurité spatiale.

franceinfo : L'idée, est-ce de simuler un conflit au-dessus de nos têtes ?

Jean-Daniel Testé : C'est beaucoup plus que ça. Le principal, c'est de former du personnel. Vous le savez, on a de magnifiques joujoux dans l'espace, des objets fabuleux qui ont été fabriqués par nos industriels qui sont parmi les meilleurs au monde. Bien sûr, il faut les protéger, mais pour les protéger, on a toujours tendance à oublier qu'il faut des opérateurs au sol. Le but principal de cet exercice, c'est d'acculturer encore plus des opérateurs militaires auprès des opérateurs du CNES aux opérations qui peuvent se passer dans l'espace. Il n'y a pas que le conflit. Le conflit, c'est le haut du spectre. Dans le bas du spectre, c'est la collision avec des débris parce que ça arrive régulièrement.

Nos satellites en orbite basse - on en a un certain nombre qui font des prises de vue pour certains, des télécommunications pour d'autres - sont souvent menacés par des débris spatiaux qui sont en pleine (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi