Des astéroïdes qui pourraient entrer en collision avec la Terre identifiés par un réseau neuronal

Nathalie Mayer, Journaliste

Demain, aux alentours de midi, heure de Paris, un astéroïde du petit nom de 2002 PZ39 passera dans la banlieue de notre planète. À quelque 5,77 millions de kilomètres, estiment les experts de la Nasa. Et avec un diamètre qui pourrait atteindre le kilomètre, s’il percutait la Terre, ce near Earth object (NEO) — comme les chercheurs appellent ce genre d’objets amenés à transiter à proximité de notre planète — aurait potentiellement la capacité de détruire un continent entier.

S’il n’y a pas de raison de s’inquiéter concernant 2002 PZ39 — qui ne s’approchera pas à plus d’une quinzaine de fois la distance qui nous sépare de la Lune —, les chercheurs n’en continuent pas moins de surveiller le ciel afin de prévenir d’éventuelles collisions. Du côté de la Nasa, c’est le Centre pour l’étude des objets géocroiseurs, le Center for Near Earth Obect Studies, qui se charge de suivre leurs trajectoires.

De leur côté, des astronomes de l’université de Leiden (Pays-Bas) annoncent aujourd’hui avoir découvert, parmi les astéroïdes connus, onze objets qui pourraient se rapprocher à moins de dix fois la distance Terre-Lune entre 2131 et 2923. Des objets dont les diamètres dépassent les 100 mètres.

Si un astéroïde de la taille de 2002 PZ39 percutait la Terre, l’événement provoquerait une sorte de réactions en chaîne : des tremblements de terre, des tsunamis ou autres. © IgorZh, Adobe Stock

Un réseau neuronal pour cibler les astéroïdes dangereux

C’est en quelque sorte en rembobinant l’horloge qu’ils sont arrivés à cette conclusion. Ils ont nourri un supercalculateur de données concernant les orbites du Soleil et de ses planètes. Et ils ont fait partir des astéroïdes de la surface de notre Terre pour, par un calcul à rebours, remonter jusqu’à leur distribution orbitale actuelle.

Une bibliothèque d’astéroïdes qui ont percuté la Terre

La « bibliothèque d’astéroïdes qui ont percuté la Terre » a ensuite servi à former un réseau neuronal. Baptisé Hazardous Object Identifier – HOI, comme « salut »...

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