Assurance chômage : le retour du bras de fer entre le gouvernement et les syndicats

© Xose Bouzas / Hans Lucas via AFP

Ce lundi, Rue de ­Grenelle, la salle des accords risque d’être plutôt celle des désaccords. Olivier Dussopt, ministre du Travail, a convié les partenaires sociaux à une réunion multilatérale pour évoquer sa feuille de route . En bonne place : la réforme de l’assurance chômage et le calendrier des concertations qui vont s’ouvrir sur ce dossier. Car, de négociations, il n’est plus question, le Medef et la CFDT ayant estimé qu’elles étaient vouées à l’échec vu les conditions posées par le gouvernement.

Afin d’atteindre le plein-emploi, l’exécutif souhaite remettre - une nouvelle fois - à plat le régime d’indemnisation en le rendant plus incitatif à la reprise d’un travail. Il y avait certes urgence à agir pour préserver les droits des 2,6 millions de chômeurs indemnisés, les règles entrées en vigueur voilà un an arrivant à échéance fin octobre. Mais dans le projet de loi qui sera présenté début octobre à l’Assemblée nationale, le gouvernement ne s’est pas contenté de les prolonger jusqu’à fin 2023. Il a décidé d’en profiter pour les adapter aux réalités économiques. Quitte à ouvrir un énième front avec les syndicats , opposés à un tel schéma contracyclique. Vendredi, dans une déclaration commune, CFDT, CGT, FO, CGE-CGC, CFTC et huit autres organisations ont fustigé « une réponse simpliste », « injuste », « inefficace ».

Conditionner l'assurance chômage à la santé du marché du travail

Persuadé qu’un système trop protecteur n’est pas de nature à lutter contre les pénuries d’emploi...


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