Venus soutenir des migrants victimes d'une attaque raciste, des associatifs se font verbaliser par la police

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Médecins du Monde dénonce une réponse policière disproportionnée (Photo : Getty Images)

Organisatrice de la manifestation, l'ONG Médecins du Monde a dénoncé l'attitude de la préfecture de Paris et des forces de l'ordre dans un communiqué.

Le message envoyé par l'autorité policière est plutôt inquiétant. À l'occasion d'un rassemblement pacifique en soutien aux migrants victimes d'une attaque au sabre le 8 décembre dernier à Paris, plusieurs dizaines de personnes ont été accueillis d'une bien étrange manière par les forces de l'ordre, le 10 décembre dernier dans les jardins de Bercy.

Selon Médecins du Monde, association organisatrice de l'événement, "les personnes présentes ont toutes été nassées sans sommation puis verbalisées d’une amende de 135 euros". L'ONG ajoute que l'un de ses salariés a même été "interpellé, emmené au commissariat puis relâché sans aucune poursuite".

"Défendre les droits fondamentaux ne doit pas être un motif pour être verbalisé ou arrêté"

Comme le montre une reproduction publiée sur Twitter de l'une des amendes adressées aux participants, ces derniers ont été verbalisés pour "participation à une manifestation interdite sur la voie publique". Une stratégie déjà employée à de nombreuses reprises par la préfecture de Paris ces derniers mois, dans le cas de rassemblements spontanés ou non autorisés par elle-même (les déclarations préalables de manifestation se faisant le plus souvent auprès de la préfecture).

"On assiste à une inversion des valeurs, déplore Carine Rolland, présidente de Médecins du Monde France. La solidarité envers les personnes exilées ne devrait jamais être réprimée ou criminalisée. (...) Défendre les droits fondamentaux ne doit pas être un motif pour être verbalisé ou arrêté. Médecins du Monde condamne avec détermination la répression à l’encontre des solidaires, salariés, bénévoles et maraudeurs de l’association, de nos associations partenaires, et les conditions indignes du non-accueil des exilés en France."

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