Jugée pour avoir tué son ex : « Pour moi, je ne l’avais pas touché »

Romain Chiron
Bobigny, ce jeudi 7 décembre. Eddy Arneton est l’avocat de l’accusée Cécile L

Cécile L. a reconnu le coup de couteau mais a nié avoir voulu tuer son ex-compagnon, au deuxième jour de son procès devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis.


Cécile L., jugée depuis mercredi pour homicide volontaire devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis, n’avait plus de relations intimes avec la victime depuis plusieurs semaines au moment du drame. Pourtant, ce 1er septembre 2015, Kévin C. l’attend à son domicile de Rosny-sous-Bois. « Il s’imposait chez moi, il ne voulait pas partir », assure la jeune femme de 28 ans, précisant que Kévin C. « ne supportait pas [s] a nouvelle relation ». Pourtant, c’est elle qui rappelle le jeune homme de 26 ans en février 2015, après une première aventure de quatre ans au lycée, puis une autre plus courte courant 2013. « Je ne voulais plus être avec lui mais je ne savais pas comment lui dire », tente d’expliquer l’accusée.

Cette « relation toxique », comme l’a décrite l’expert psychiatre, parsemée de violences réciproques selon les nombreux témoins entendus à la barre, se termine finalement dans le sang ce 1er septembre 2015. « Quand je vais me coucher, il veut avoir des relations sexuelles avec moi. Je refuse, il s’énerve et m’insulte. »

La suite est beaucoup plus floue. Selon Cécile L., Kévin C. se montre une nouvelle fois très violent à son égard, lui donnant des coups de poing, l’attrapant par les cheveux. Elle veut sortir de l’appartement, lui l’en empêche. Kévin C. se trouve devant elle, près de la porte d’entrée. « Il avait le poing fermé, il tenait quelque chose », assure celle qui était agent d’accueil à la SNCF. Quand elle s’aperçoit, toujours selon sa version, que c’est un couteau, elle lui arrache des mains. Dans le box, Cécile L. tente de montrer comment elle a poignardé son ex-compagnon. Le geste mimé est timide et imprécis. « Dans la peur et la panique, j’ai voulu le piquer au bras, mais il l’a levé. Pour moi, je ne l’avais pas touché, je n’ai rien senti »

L’expert légiste a pourtant conclu à une plaie (...)

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