Assemblée nationale: Bergé accuse "la violence" de LFI d'être responsable de "la respectabilité" du RN

La présidente du groupe parlementaire Renaissance Aurore Bergé à l'Assemblée nationale à Paris, le 6 juillet 2022 - Bertrand GUAY  © 2019 AFP
La présidente du groupe parlementaire Renaissance Aurore Bergé à l'Assemblée nationale à Paris, le 6 juillet 2022 - Bertrand GUAY © 2019 AFP

Le ton monte encore d'un cran entre la France insoumise et la coalition présidentielle après des débats très agités à l'Assemblée nationale sur le projet de loi pouvoir d'achat, finalement adopté au bout de la nuit ce vendredi. La majorité a été mise en difficulté à plusieurs reprises par la Nupes ces derniers jours sur ce texte, après s'être déjà vu infliger un camouflet contre la loi Covid-19 par les oppositions.

"On a un effet de contraste (...) quand on voit d'un côté la Nupes et notamment la France insoumise et qu'on voit de l'autre côté le RN. Il y a ceux d'un côté ceux qui sont dans une logique permanence d'obstruction, de sectarisme, violente aussi dans son expression et de l'autre ceux qui veulent acquérir une nouvelle respectabilité", assure la présidente du groupe Renaissance (ex-LaREM) Aurore Bergé ce vendredi sur France 2.

"La gauche sert sur un plateau la respectabilité du RN"

Les passes d'armes ont été très nombreuses au Palais-Bourbon ces derniers jours, du rejet de la prime Macron par la Nupes, au refus de l'augmentation du SMIC à 1500 euros par la macronie. Alors que la gauche a été dans une stratégie d'opposition frontale, le Rassemblement national a adopté plusieurs dispositions portées par la majorité.

"Le problème, c'est que la gauche sert sur un plateau la respectabilité du RN parce que plus elle est vindicative, plus elle est sectaire, plus elle est violente, plus on a l'impression qu'ils deviennent fréquentables et respectables. Notre responsabilité, c'est d'aller les confronter sur le fond des sujets, sur les valeurs", avance encore l'élue macroniste ce vendredi.

Les piques entre Aurore Bergé et les députés insoumis se sont multipliées ces derniers jours. La présidente du groupe de députés Renaissance a par exemple accusé les députés de La France insoumise d'avoir "instrumentalisé" la mort de Moussa Syla , un homme de ménage employé dans une entreprise de sous-traitance à l'Assemblée nationale et mort au au Palais-Bourbon.

Du côté de la France insoumise, la stratégie est assumée. La députée insoumise Rachel Kéké a expliqué ce jeudi sur BFMTV vouloir "mettre les députés macronistes devant leurs contradictions".

Article original publié sur BFMTV.com

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