Asselineau, le complotiste aux 524 signatures

Libération.fr

Le fondateur de l’UPR est officiellement en lice pour la présidentielle. Peu connu du grand public, il défend des idées ultrasouverainistes et verse dans le conspirationnisme.

Vous le connaissez peut-être sans l’avoir rencontré, car les affiches de son mouvement tapissent les villes et les campagnes. Officiellement doté de 524 parrainages d’élus depuis vendredi, François Asselineau a fait savoir lors d’une conférence de presse qu’il était «désormais en mesure d’être candidat à l’élection présidentielle», où il fera sans doute office de seul véritable «candidat surprise». «J’entends relever le niveau de cette campagne», a-t-il modestement affirmé. Le président de l’Union populaire républicaine (UPR) occupera un créneau souverainiste déjà visé par Nicolas Dupont-Aignan et, surtout, Marine Le Pen. Mais ce n’est pas la seule chose à savoir sur ce haut fonctionnaire qui «monte malgré le silence des médias» et dont le mouvement est connu pour ses tendances complotistes.

Il est énarque

Peu connu du grand public, François Asselineau, 59 ans, est cependant familier des affaires publiques. Diplômé de HEC et l’ENA, dont il sort inspecteur des finances, il poursuit sa carrière dans plusieurs ministères de droite au cours des années 90. Il devient dircab de Pasqua dans son fief des Hauts-de-Seine. Et entame en parallèle son parcours politique dans les milieux souverainistes, rejoignant en 1999 le Rassemblement pour la France de Charles Pasqua et Philippe de Villiers : un engagement politique auquel il se voue vite à temps plein. En 2007, il fonde l’UPR, qui regroupe des effectifs modestes (16 500 membres revendiqués à ce jour) mais motivés et prosélytes. Sa participation à la présidentielle couronne une trajectoire jusqu’ici obscure et semée de scores de poche : 0,6 % des voix pour Asselineau lors d’une législative partielle en 2013 ; même résultat au niveau national en 2014 lors des européennes, avec 77 000 voix. Aux régionales de 2015, le parti recueille 0,9 % des voix au niveau (...)

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