Assaut de Saint-Denis : la version de la police encore mise à mal

11 contre 1.500. Voilà le rapport de force de l’assaut du Raid à Saint-Denis le 17 novembre dernier, sur le plan des munitions. Selon le site d’investigation Mediapart, les trois terroristes retranchés dans l’immeuble pris d’assaut ont tiré 11 fois seulement avec un pistolet de calibre 9 mm. Ils possédaient aussi des grenades et leurs charges explosives. Face à eux, les forces du Raid ont tiré… 1.500 cartouches.

Des boucliers criblés de tirs du Raid

La violence de l’assaut avait été telle que la fouille de l’immeuble avait dû attendre plusieurs jours, l’édifice menaçant de s’effondrer.
Toujours selon Mediapart la police a rechigné à livrer ses boucliers criblés de tirs sur leur face arrière et non venant des agresseurs situés face aux policiers.  "Les gars à l’arrière des colonnes d’assaut et les snipers ont tiré devant eux, ils ont touché les boucliers", assure un gradé" qui s’est confié au site d’investigation.




Diesel victime de tirs amis ?

Idem, la chienne Diesel a pu succomber à des tirs amis et non de la part des terroristes retranchés. Enfin, sur les 1.500 balles tirées par le RAID, aucune n’a tué les trois terroristes.

Chakib Akrouh est mort lors de l'explosion de sa ceinture piégée. La déflagration aurait également touché mortellement Abdehamid Abaaoud. Lors de l'autopsie, des boulons, provenant de la ceinture, ont été retrouvés dans son corps. Quand à Hasna Ait Boulahcen, elle est morte asphyxiée sous les décombres.

L’assaut du Raid a été mené alors que Abdelhamid Abaaoud prévoyait de commettre un attentat à La Défense quelques jours plus tard.