Assaut du Capitole: quand Donald Trump défend ses partisans qui appelaient à "pendre Mike Pence"

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·4 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Les partisans de Trump avaient installé une potence devant le Capitole à destination de Mike Pence.  - Andrew Caballero-Reynolds/ AFP
Les partisans de Trump avaient installé une potence devant le Capitole à destination de Mike Pence. - Andrew Caballero-Reynolds/ AFP

Le 6 janvier 2021, Mike Pence refuse de contester les résultats de l'élection présidentielle remportée par le démocrate Joe Biden, malgré les pressions de Donald Trump. Les partisans trumpistes, échauffés depuis les réseaux sociaux par l'ex-président, se lancent à l'assaut du Capitole et tentent de mettre la main sur le vice-président. Tandis qu'ils hurlent "pendez Pence, pendez Pence", ce dernier est exfiltré de justesse.

Interrogé à ce sujet par le journaliste d'ABC News Jonathan D. Karl en mars dernier, Donald Trump a refusé de condamner l'agressivité de ses partisans lors de l'assaut. Lors de cet entretien, Jonathan Karl, qui écrit un nouveau livre intitulé "Betrayal" (Trahison), lui demande s'il a été inquiet pour la sécurité de son numéro deux.

Mais le magnat de l'immobilier répond calmement: "Non, j'ai pensé qu'il était bien protégé" avant d'ajouter: "j'ai entendu dire qu'il était en très bonne forme".

Des propos révélés ce vendredi par le journaliste sur son compte Twitter, mais aussi par le site Axios, alors que plusieurs extraits audios de l'interview de Donald Trump seront diffusés ce dimanche par ABC News.

"Les gens étaient très en colère"

Lors de cet entretien, mis face à la violence des chants encourageant la pendaison de Mike Pence, l'ancien président rétorque, laconique: "Eh bien, les gens étaient très en colère". Pour Donald Trump, c'est même "du bon sens" de "protéger", c'est-à-dire de refuser d'accepter les résultats de l'élection. "Comment pouvez-vous - si vous savez que le vote est frauduleux, n'est-ce pas - comment pouvez-vous passer une loi frauduleuse au Congrès?", s'interroge-t-il.

En janvier dernier, Mike Pence avait refusé de s'opposer à la certification de la victoire de Joe Biden, malgré la pression constante de celui qui était alors président des États-Unis. Donald Trump, furibond, avait appelé ses manifestants à contester cette élection "volée". Et fait porter toute la responsabilité à son vice-président.

"Si Mike Pence fait la bonne chose, nous gagnons l'élection. S'il ne le fait pas, ça sera une triste journée pour notre pays", avait-il déclaré, peu avant les événements tragiques.

Potence, tweet vengeur et exfiltration

Lors de l'assaut, ivres de colère, ses soutiens installent une potence devant le Capitole et se mettent à la recherche du vice-président. Pire encore, d'après les nombreuses vidéos de l'événement, Mike Pence est extirpé du Sénat par la sécurité alors que les manifestants s'engouffrent dans le bâtiment. Il est alors 14h14.

Dix minutes plus tard seulement, Donald Trump, qui suit l'insurrection en direct à la télévision, met de l'huile sur le feu. Il tweete, conscient du danger qu'encourt son vice-président: "Mike Pence n'a pas eu le courage de faire ce qui aurait dû être fait pour protéger notre pays et notre Constitution." Deux minutes plus tard, l'homme politique et sa famille, menacés, sont à nouveau déplacés d'une chambre du Sénat vers un lieu plus sécurisé.

Un photographe de Reuters entend plusieurs émeutiers expliquer qu'ils veulent pendre "le traître" à un arbre devant le Capitole. Durant toute l'attaque qui fera 5 morts et près de 140 policiers blessés, Donald Trump refuse de prendre la parole pour calmer ses supporters. Il n'appelle pas non plus son numéro deux.

"Les choses frauduleuses" de l'élection

"Maintenant, quand je lui ai parlé, j'ai vraiment parlé de toutes les choses frauduleuses qui se sont produites pendant l'élection", déclare aussi pendant l'interview Donald Trump, qui assure que les "plus grands spécialistes de la Constitution" sont "au moins assez d'accord et certains tout à fait d'accord avec (lui)".

Face au journaliste Jonathan Karl, l'ex-président des États-Unis continue de parler de "vote frauduleux". Il évoque des "changements" qu'il considère illégaux et "qui ont fait la différence entre une victoire très facile pour moi dans les États [concernés NDLR] ou une défaite qui a été très serrée".

Ce vendredi, ses avocats sont parvenus à suspendre temporairement la publication de documents de la Maison Blanche, qui pourraient appuyer les éléments déjà à charge contre lui quant à sa responsabilité dans l'assaut.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles