Assaut du Capitole : des élus en faveur de poursuites contre Steve Bannon

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·3 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Une commission d’enquête parlementaire américaine s’est prononcée, mardi, en faveur de poursuites judiciaires pour "entrave au travail du Congrès" contre l'ancien conseiller de Donald Trump, Steve Banon. Ce dernier refuse de participer aux investigations sur l’assaut contre le Capitole.

Les recours se multiplient pour contraindre Steve Bannon à participer aux investigations sur l’assaut contre le Capitole du 6 janvier. Une commission d’enquête parlementaire américaine s’est prononcée, mardi 19 octobre, en faveur de poursuites judiciaires pour "entrave au travail du Congrès" contre l'ancien conseiller de Donald Trump qui refuse de témoigner.

"Steve Bannon se conformera à notre enquête, ou il fera face aux conséquences", a déclaré le démocrate Bennie Thompson, qui dirige cette commission décriée par Donald Trump et ses alliés.

"Nous ne pouvons pas permettre à quiconque de se dresser en obstacle au travail de la commission spéciale tandis que nous travaillons à établir les faits. Les enjeux sont simplement trop grands", a-t-il ajouté, avant un vote à l’unanimité des neuf membres en faveur des poursuites.

Steve Bannon avait été convoqué, jeudi, devant cette commission spéciale de la Chambre des représentants qui enquête sur le rôle de l’ancien président républicain dans l’attaque de ses partisans contre le siège du Congrès le 6 janvier, au moment où les élus certifiaient la victoire de Joe Biden à la présidentielle. Mais il ne s’est pas présenté devant les élus.

Une recommandation soumise à la Chambre des représentants

Cette recommandation de la commission d’enquête fera l’objet d’un vote en séance plénière à la Chambre jeudi, a indiqué le chef de la majorité démocrate Steny Hoyer.

"Nous devons faire toute la lumière sur l’attaque du 6 janvier" et Steve Bannon "doit à son pays de témoigner", a-t-il déclaré.

Si les élus l’approuvent, la plainte sera transmise au ministère de la Justice, qui décidera s’il convient d’inculper Steve Bannon. Il encourt en théorie jusqu’à un an de prison.

La défense de Trump

Steve Bannon, 67 ans, avait été l’un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016 avant d’être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain. Dans les derniers jours de son mandat, le président lui a accordé sa clémence, mettant un terme à des poursuites pour détournement de fonds. Même s’il n’exerçait aucune fonction officielle le 6 janvier, il semble avoir parlé de la manifestation avec le président dans les jours précédant l’assaut, selon la commission.

Outre ce conseiller, quatre autres proches de Donald Trump ont reçu des assignations de la commission spéciale, exigeant des documents ou leur témoignage.

L’ancien président leur a demandé de ne pas s’y plier, invoquant le droit de l’exécutif à garder certaines informations secrètes. Mais pour les démocrates, cette prérogative ne s’applique qu’au président en exercice.

Le débat juridique devrait se mener devant les tribunaux et risque de ralentir les travaux de la commission.

Avec AFP

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles