Assassinat de Samuel Paty: sept personnes présentées à un juge antiterroriste

M.D.
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Des collègues et des proches de Samuel Paty lors d'une marche blanche en sa mémoire à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) le 20 octobre 2020 - Bertrand GUAY © 2019 AFP
Des collègues et des proches de Samuel Paty lors d'une marche blanche en sa mémoire à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) le 20 octobre 2020 - Bertrand GUAY © 2019 AFP

Sept personnes, dont deux mineurs, devaient être déférées dans la nuit pour être présentées ce mercredi à un juge antiterroriste en vue de l'ouverture d'une information judiciaire et d'éventuelles mises en examen après l'assassinat du professeur Samuel Paty, a-t-on appris de source judiciaire.

Parmi elles figure Brahim C., le parent d'élève qui a lancé la mobilisation contre le professeur après deux cours sur la liberté d'expression dispensés les 5 et 6 octobre dans son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Les enquêteurs antiterroristes, qui recherchent d'éventuelles complicités, s'intéressent notamment à des messages échangés sur WhatsApp entre ce père de famille et l'assaillant, un réfugié d'origine russe tchétchène de 18 ans.

Enquête sur les éventuelles complicités

Le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait accompagné ce parent d'élève dans sa mobilisation, sera également présenté à un juge mercredi.

Également déférés, deux mineurs sont soupçonnés d'avoir reçu de l'argent de l'assaillant en échange de renseignements sur la victime.

Enfin, trois amis de l'assaillant, qui s'étaient livrés spontanément au commissariat d'Evreux vendredi soir, doivent eux aussi être présentés à un juge. Selon une source proche du dossier, l'un d'entre eux est soupçonné d'avoir convoyé l'assaillant, tandis qu'un autre est suspecté de l'avoir accompagné lors de l'achat d'une arme qui a servi lors de son attentat.

Neuf gardes à vue levées

Les gardes à vue de neuf autres personnes ont en revanche été levées mardi soir, sans qu'elles fassent l'objet de poursuites à ce stade. Parmi ces personnes figurent trois collégiens, les parents, le grand-père et le petit frère du meurtrier, mais aussi la compagne d'Abdelhakim Sefrioui ainsi qu'un homme déjà condamné pour terrorisme et qui a été en contact avec l'assaillant.

Article original publié sur BFMTV.com