Assassinat de Samuel Paty : « Je pensais vraiment qu’on serait tous d’accord »

Par LePoint.fr
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« Ce pour quoi je mourrais, ce sont les miens évidemment », déclare Vianney.
« Ce pour quoi je mourrais, ce sont les miens évidemment », déclare Vianney.

Un peu plus de cinq mois après la décapitation de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, le professeur d'histoire-géographie est encore dans toutes les mémoires. En 2017, le chanteur Vianney composait « L'Homme et l'Âme », une chanson qui rend hommage au père Jacques Hamel, assassiné le 26 juillet 2016 en l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray. Interrogé par l'émission Sept à huit, de TF1, le chanteur Vianney se confie, dimanche 28 mars, sur le besoin de rendre hommage aux victimes, la liberté de religion, mais aussi la fin presque inéluctable de sa carrière.

Récompensé aux Victoires de la musique en 2015 et en 2016, Vianney Bureau, dit Vianney, fait désormais partie des voix qui comptent dans la chanson française. Celui qui est catholique pratiquant reconnaît que sa foi a pu interroger. « Bien sûr que ça a posé question quand j'ai assumé mes croyances, mais franchement j'en ai jamais souffert. Les gens, ils ont toujours été compréhensifs, et j'agresse personne avec ça. » Il estime aussi que les « gens de confession musulmane, ils ont plus de facilités à assumer qu'ils croient, qu'ils pratiquent. Tant mieux. Il faut l'assumer, ça fait partie de nous. » « La limite, c'est d'essayer de convaincre les gens. Faut pas essayer de convaincre, de convertir comme ça. On n'est pas là pour ça », met toutefois en garde Vianney.

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