Assassinat de Samuel Paty: la mise en examen du militant islamiste Sefrioui confirmée en appel

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Abdelhakim Sefrioui arrêté lors d'une manifestation non autorisée en 2012 à Paris - MIGUEL MEDINA © 2019 AFP
Abdelhakim Sefrioui arrêté lors d'une manifestation non autorisée en 2012 à Paris - MIGUEL MEDINA © 2019 AFP

La cour d'appel de Paris a confirmé lundi la mise en examen du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui pour "complicité d'assassinat" du professeur Samuel Paty en octobre, ont indiqué des sources proches du dossier. Une décision "juridiquement fondée et humainement juste" pour Me Virginie Le Roy, une des avocates de la famille de Samuel Paty.

"C'est un soulagement pour la famille, car cela signifie que les investigations vont pouvoir se poursuivre sur chacun des protagonistes ayant participé à l'engrenage ayant mené à l'assassinat de Samuel Paty, dont Abdelhakim Sefrioui", a-t-elle ajouté.

Accusé d'avoir "facilité la définition d'un projet criminel"

Ce militant islamiste radical est accusé d'avoir, avec le parent d'élève Brahim Chnina, qu'il a contacté, "ciblé" Samuel Paty avant l'assassinat via une vidéo et ainsi d'avoir "facilité la définition d'un projet criminel" par Abdoullakh Anzorov, le réfugié tchétchène qui a décapité l'enseignant. Son avocate, Me Elise Arfi avait plaidé lors d'une audience le 31 mai qu'"aucun lien n'avait jamais été établi entre (son) client et le terroriste (...), il ne le connaissait pas".

C'est "une question de droit fondamentale: comment peut-on être complice d'un agent qu'on ne connaît pas, qu'on n'a jamais vu, avec qui on n'a jamais communiqué ?", avait-elle souligné.

Elle relevait dans sa requête qu'il n'y avait pas de preuve, à ce stade des investigations, qu'Abdoullakh Anzorov avait vu la vidéo d'Abdelhakim Sefrioui.

Provocation

Mais le parquet général de la cour d'appel s'opposait à cette demande en nullité car "cette vidéo avait incontestablement pour finalité de provoquer à l'encontre de Samuel Paty des réactions autres que de simples manifestations ou des sanctions administratives". Samuel Paty, 47 ans, avait été assassiné le 16 octobre près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, tué peu après par les policiers. Dans ce dossier, quinze personnes sont mises en examen, parmi lesquelles six collégiens. La dernière, une femme de 33 ans interpellée le 22 juin à Nîmes, l'a été vendredi pour "association de malfaiteurs terroriste".

Article original publié sur BFMTV.com

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