Assassinat de Samuel Paty : la collégienne qui l'avait accusé a reconnu avoir menti

·2 min de lecture

La collégienne, qui avait accusé Samuel Paty d'islamophobie dix jours avant son assassinat, a avoué qu'elle avait menti et qu'elle n'avait pas assisté au cours sur la liberté d'expression donné par le professeur. 

Un mensonge lourd de conséquences. Une collégienne, qui avait accusé son professeur d'Histoire Samuel Paty d'islamophobie, posant ainsi la première pierre d'une campagne en ligne contre le professeur jusqu'à son assassinat à Conflans-Sainte-Honorine le 16 octobre 2020, a reconnu en garde à vue avoir menti, a révélé «Le Parisien» dimanche.

A lire aussi :Samuel Paty, martyr de la République

Dans un premier temps, l'adolescente de 13 ans avait déclaré avoir participé au cours sur la liberté d'expression donné par Samuel Paty à ses élèves collégiens le 6 octobre 2020, durant lequel il a montré une caricature du prophète Mahomet publiée dans «Charlie Hebdo». Avant de diffuser cette image en classe, la jeune fille avait affirmé que le professeur avait demandé aux élèves musulmans de se désigner en levant la main avant de sortir de la salle et qu'elle avait exprimé sa désapprobation face à cette consigne. Un point de vue qui lui aurait valu 2 jours d'exclusion. C'est aussi l'histoire que l'adolescente a raconté à son père, avec qui elle est allée déposer plainte le 7 octobre contre Samuel Paty pour «diffusion d'image pornographique». Le père de l'élève avait ensuite lancé une campagne contre l'enseignant sur les réseaux sociaux, appuyé par le militant islamiste fiché S Abdelhakim Sefrioui. Le dénouement tragique de cette affaire s'est déroulé dix jours après ce cours d'éducation civique intitulé «Situation de dilemme : être ou ne pas être Charlie» : Samuel Paty a été décapité non loin de son lieu de travail par le réfugié tchéchène radicalisé Abdoullakh Anzorov, abattu par la police.

"Je n'étais pas là le jour des caricatures"

«Je n'étais pas là le jour des caricatures», a finalement expliqué fin novembre aux enquêteurs la(...)


Lire la suite sur Paris Match