Assassinat de Samuel Paty : à Nantes, le désarroi des jeunes musulmans face aux tensions

·1 min de lecture

Dix jours après la décapitation de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine, par un Tchétchène de 18 ans, la communauté musulmane souffre d’être "montrée du doigt comme si elle était tout entière responsable de la barbarie d’un décérébré". Dans beaucoup de quartiers en France, on sent monter le ferment de la division et la recherche douloureuse de boucs émissaires. À Nantes, certains jeunes, en souffrance, tentent d’appeler à l'unité pour "faire nation". Europe 1 s'est rendue sur place.

>> LIRE AUSSI - L’hommage à Samuel Paty dans les mosquées : "L’islam se désavoue de ces fanatiques"

Comme après chaque attentat islamiste, le malaise est palpable dans le quartier de la Bottière. Ici, beaucoup se sentent pointés du doigt, comme si l'ensemble de la communauté musulmane était coupable de la décapitation de Samuel Paty. "Pourquoi accuser tous les musulmans, alors que c'est UN musulman qui a fait ça ?", interroge Hamza, 16 ans. "Parfois, je ne me sens pas très Français à cause des regards. Il faut communiquer pour vivre ensemble. Sinon, il n'y a pas d'unité, on n'avance pas et on est bloqués dans ces périodes de fortes tensions."

"Continuons à lutter ensemble"

D'autres tentent de mettre en garde contre le piège de la division. Certains font tout pour mettre de l'huile sur le feu, fulmine Adama, d'origine mauritanienne et "inquiet par toute cette ambiance" : "On voit bien que ça se sépare. Ce qui est négatif, c'est quand les gens ont une certai...


Lire la suite sur Europe1