Assassinat du président Thomas Sankara : 1ère reconstitution grandeur nature à Ouagadougou

Martin Mateso

Un véhicule fonce sur le bâtiment du Conseil de l’Entente où se trouve Thomas Sankara et ses compagnons. Un commando surgit, des coups de feu retentissent. Des hommes sortent de la bâtisse et s’écroulent. Parmi eux, le jeune président de 37 ans, criblé de balles et douze de ses compagnons. Tout a été reconstitué. Tout ce qui s’est passé en cette journée fatidique du 15 octobre 1987, telle que décrite par les protagonistes.

C’était une grande émotion

Les inculpés, témoins et membres des familles des victimes ont assisté à la reconstitution qui visait à corroborer ou confronter les différentes versions, rapporte l’AFP.

"Les survivants ont joué leur rôle de l’époque. Ceux qui sont absents ou décédés se sont vus remplacer par des personnages pour jouer leur rôle, tel que décrit par les témoins oculaires des événements. C'était une grande émotion", explique Prosper Farama, avocat de la famille Sankara à la presse.

Les corps des 13 victimes tombées sous les balles du commando avaient été inhumés à la va-vite, dans un quartier populaire à l’est de Ouagadougou. Le certificat de décès délivré à la veuve de Thomas Sankara mentionnait qu’il avait succombé à "une mort naturelle". L’autopsie pratiquée par la suite en 2019 devait montrer qu’il avait été fauché par une rafale de kalachnikov.

C’est une journée décisive pour la justice militaire (...)

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