Assassinat du père Hamel en 2016: quatre personnes renvoyées aux assises

F.R.
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Une photographie du père Jacques Hamel, dans l'église San Luigi dei Francesi à Rome, le 17 août 2016 - MARCO ZEPPETELLA © 2019 AFP
Une photographie du père Jacques Hamel, dans l'église San Luigi dei Francesi à Rome, le 17 août 2016 - MARCO ZEPPETELLA © 2019 AFP

Quatre personnes, dont Rachid Kassim, un influent propagandiste du groupe Etat islamique présumé mort en Irak, sont renvoyées devant la cour d'assises spéciale pour l'assassinat en 2016 du père Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, a appris l'Agence France-Presse de source proche du dossier ce vendredi.

Selon l'ordonnance de mise en accusation dont l'AFP a pu prendre connaissance, les juges d'instruction en charge du dossier ont décidé de renvoyer le propagandiste et instigateur probable de l'attentat, Rachid Kassim, pour "complicité d'assassinat".

Visé par un mandat d'arrêt, ce jihadiste, également accusé d'avoir téléguidé l'attentat de Magnanville et plusieurs projets d'attaques en France, aurait été tué en 2017 dans la zone irako-syrienne.

Retentissement international

Trois autres personnes, Jean-Philippe Steven Jean-Louis, Farid K. et Yassine S., sont renvoyées aux assises pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Ils sont soupçonnés de s'être associés aux assaillants en étant informés de leurs intentions terroristes, mais pas forcément de leur projet précis.

L'assassinat à Saint-Etienne-du-Rouvray de ce prêtre, cible hautement symbolique, avait eu un retentissement international, douze jours après l'attentat terroriste de Nice.

Devant trois religieuses et un couple de paroissiens, le prêtre Jacques Hamel, 85 ans, venait d'achever sa messe matinale le 26 juillet 2016 de ces mots habituels: "Allez, passez une bonne journée."

"Un ignoble attentat terroriste"

Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, 19 ans, tous deux fichés S et qui se sont réclamés de l'organisation Etat islamique, entrent alors par la sacristie, le premier faisant s'agenouiller le prêtre. Adel Kermiche lui porte deux coups de couteau à la gorge pendant qu'un paroissien de 86 ans est obligé de filmer l'assassinat avec un téléphone avant d'être poignardé à son tour. Blessé à la gorge, au bras et dans le dos, il a toutefois survécu.

A leur sortie de l'église, les deux assaillants, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, avaient ont été abattus par la police à la sortie de l'église de petite ville de la banlieue industrielle de Rouen. Quelques heures après, le président François Hollande évoque un "ignoble attentat terroriste".

La mémoire de cet attentat a été ravivée fin octobre par l'attaque dans une basilique de Nice qui a fait trois morts.

Article original publié sur BFMTV.com