Assassinat de Dulcie September à Paris: les proches demandent la réouverture de l'enquête

© Véronique Gaymard/RFI

Le 29 mars 1988, Dulcie September, représentante de l’ANC en France était assassinée à Paris. Si la mort de cette opposante au régime d’apartheid en Afrique du Sud a provoqué de nombreuses réactions, l’enquête n’a pas permis d’identifier les coupables et la justice française a prononcé un non-lieu en 1992. Ce mercredi, une audience est prévue au tribunal à Paris car les proches de Dulcie September demandent la réouverture de l’enquête.

Trois décennies après l’assassinat de Dulcie September, pour ses proches, les mêmes questions. Qui a tiré ? Qui a commandité ? La militante détenait-elle des informations confidentielles sur des ventes d’armes de la France à l’Afrique du Sud malgré l’embargo des Nations unies ? Sur de possibles accords également sur des questions nucléaires entre les deux États ?

« Nous pensons que la justice française n'a pas fait vraiment son travail, nous explique Jacqueline Derens, membre du collectif des amis de Dulcie September, au micro de Guillaume Thibault de la rédaction Afrique. C'est ce que nous voulons mettre en avant : il y a déni de justice pour la famille de Dulcie September. »

Déni de justice et plus concrètement une non-application de la justice internationale concernant le droit d’apartheid. Car la France, comme de nombreux pays, a reconnu que les actes commis durant l’apartheid étaient imprescriptibles.


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