Assassinat d'Hélène Pastor: prison à perpétuité confirmée en appel pour le gendre de la milliardaire

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La cour d'assises d'appel des Bouches-du-Rhône a confirmé ce vendredi la peine de première instance contre Wojciech Janowski. L'ex-consul honoraire de Pologne à Monaco veut se pourvoir en cassation.

L'insaisissable Wojciech Janowski n'a pas convaincu la justice qui l'a de nouveau condamné à la perpétuité pour les assassinats de sa belle-mère, Hélène Pastor, et de son majordome. Mais à 72 ans, il compte bien continuer la bataille en cassation.

La cour d'assises d'appel des Bouches-du-Rhône, présidée par Patrick Ramaël, a confirmé vendredi la peine de première instance contre l'ex-consul honoraire de Pologne à Monaco mais n'a pas prononcé la peine de sûreté qu'avait requise l'avocat général. 

"Justice a été rendue et bien rendue" 

"Que Janowski plaide coupable ou non coupable il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Alors vous imaginez bien que pour nous le combat n'est pas terminé", a réagi son avocat Me Jean-Jacques Campana, en annonçant un pourvoi en cassation.

Sylvia Ratkowski-Pastor, la fille d'Hélène Pastor qui partagea 28 ans de la vie de l'accusé, est restée silencieuse et discrète à l'énoncé de la peine, comme pendant tout ce mois de procès.

Pour le fils de Mohamed Darwich, le majordome et homme de confiance de la milliardaire, victime souvent oubliée de ce drame familial: "j'ai l'impression d'avoir un peu rendu hommage à mon père et maintenant je peux continuer à vivre ma vie tranquillement.

"Justice a été rendue et bien rendue", a aussi estimé Me Jean-Robert Phung, avocat de Pascal Dauriac, les larmes aux yeux pour celui qui est devenu "plus qu'un client" et qui voit sa peine notablement réduite, de 30 à 22 ans. 

Ex-coach sportif de M. Janowski et de sa compagne, il est devenu son principal accusateur. Pascal Dauriac a toujours reconnu sa participation dans l'organisation du guet-apens mortel et avait demandé "pardon" aux familles vendredi matin.

Le principal accusé décrit comme "détestable", "mythomane"

Ce nouveau procès n'aura toutefois pas permis de percer le mystère Janowski. L'accusation, comme les parties civiles ou même Me Phung ne manquent pas de qualificatifs pour décrire un personnage qu'ils estiment "détestable", "mythomane", "machiavélique".

"Le meilleur procureur, le plus efficace, ce n'est pas moi, c'est lui contre lui-même", avait même lancé l'avocat général Pierre Cortès.

En sept ans et demi de procédure, Wojciech Janowski a fait volte-face plus d'une fois, avouant, avant de se rétracter. Pendant ce procès, il a clamé son innocence, criant au complot. Et à plusieurs reprises il s'est contredit, comme lorsqu'il est revenu sur ses accusations concernant le fils d'Hélène Pastor, Gildo. "Je n'arrive pas à envisager qu'un fils fasse tuer sa mère", avait-il fini par admettre.

Une affaire mêlant des cités marseillaises "à la haute société monégasque"

Un certain nombre d'éléments de vidéosurveillance, de téléphonie voire d'ADN incriminent également Al-Haïr Hamadi et Samine Saïd-Ahmed, deux Marseillais identifiés comme le guetteur et le tireur. Âgés de 38 et 30 ans, ils sont également condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, la plus lourde des peines. 

Cette affaire, qui avait ébranlé la principauté de Monaco, est "exceptionnelle, avec des gens des cités marseillaises qui se retrouvent mêlés à des gens de la haute société monégasque", avait résumé un enquêteur à la barre. Mais aussi elle "rend fou: l'argent dont on a parlé a fait perdre la raison à beaucoup", avait ajouté Me Campana au cours de sa plaidoirie.

Article original publié sur BFMTV.com

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