Assaillant de Rambouillet : une radicalisation "peu contestable" et des "troubles de personnalité"

Jeanne Bulant
·2 min de lecture

Jean-François Ricard, procureur national antiterroriste, a fait savoir dimanche que l'auteur de l'attaque perpétrée vendredi à Rambouillet présentait "certains troubles de personnalité". Sa radicalisation "paraît peu contestable".

Le ressortissant tunisien de 36 ans qui a tué à coups de couteau vendredi une agente du commissariat de Rambouillet (Yvelines), dont la radicalisation "paraît peu contestable", présentait également "certains troubles de personnalité", a déclaré ce dimanche le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard lors d'une conférence de presse au tribunal judiciaire de Paris. 

En garde à vue, le père de l'assaillant a souligné que "son fils avait adopté une pratique rigoureuse de l'islam". D'un côté, il a aussi dit avoir remarqué "certains troubles de comportement" chez son fils au début de l'année. 

Un consultation psychiatrique en février dernier

D'après Jean-François Ricard, celui qui avait fourni une attestation d'hébergement à l'agresseur a confié aux enquêteurs que "l'homme lui avait paru dépressif à la même période". "C'est dans ces conditions que Jamel G. s'était présenté au centre hospitalier de Rambouillet le 19 février dernier et avait sollicité une consultation psychiatrique", qui avait abouti à un rendez-vous le 23 février suivant. Cependant, le procureur antiterroriste précise qu'à ce stade de l'enquête, il semblerait que "son état n'avait nécessité aucune hospitalisation ni traitement".

L'auteur des faits "a écouté des vidéos (...) glorifiant le martyre et le jihad immédiatement avant son acte", a également indiqué le procureur antiterroriste, après avoir précisé que l'assaillant avait "porté deux coups de couteau" à la victime: "l'un à l'abdomen, l'autre à la gorge", tout en criant "Allahou Akhbar".

Des repérages effectués peu avant l'attaque

Peu avant de passer à l'acte, l'auteur de l'attaque avait effectué des repérages devant le commissariat. "Selon deux témoins, l'agresseur avait effectué peu avant de passer à l'acte des allers et venus devant le bâtiment, selon Jean-François Ricard.

Par ailleurs, le magistrat a annoncé devant la presse qu'une cinquième personne, "un cousin de l'assaillant", avait été placée en garde à vue dimanche, deux jours après l'attaque perpétrée par Jamel G. Mais l'assaillant, lui, était inconnu des services de renseignement, a rappelé le procureur de la République. 

Au terme de cette conférence de presse, le procureur a aussi indiqué que "les autorités tunisiennes avaient déjà procédé à des vérifications" concernant le profil de l'auteur de l'attaque. Et d'ajouter: "Une demande d'entraide pénale a été formalisée hier (samedi)". Un peu plus tôt ce dimanche, la Tunisie avait "condamné énergiquement" l'attaque, exprimant "son entière solidarité et sa compassion avec le gouvernement et le peuple français amis".

Article original publié sur BFMTV.com

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