Asséchés par MBS, les princes saoudiens obligés de vendre leurs biens de luxe

BANDAR AL-JALOUD / AFP

Plus de 600 millions de dollars. C’est la valeur estimée des biens immobiliers, yachts et œuvres d’art vendus par les princes de la famille royale d’Arabie Saoudite depuis que le prince héritier du royaume, Mohammed ben Salmane, “a resserré les cordons de la bourse de l’ultrariche famille régnante”, selon The Wall Street Journal.

Grâce aux revenus du pétrole, aux accords commerciaux et à des investissements immobiliers, ces dernières décennies, les Al-Saoud “ont accumulé des milliards de dollars par an”, dont ils réinvestissaient une partie dans l’acquisition de biens de luxe, et une autre pour financer “leur train de vie dispendieux” qui, pour certains princes, s’élevait jusqu’à 30 millions de dollars par mois, explique le quotidien américain.

Mais ça, c’était avant.

Depuis l’accession de son père, Salmane, au trône du royaume saoudien en 2015, celui que l’on surnomme “MBS” “a restreint leurs privilèges et leur accès aux fonds publics”. Parmi ces nombreux privilèges, peut-on lire dans le quotidien, le paiement des vacances à l’étranger et des factures d’électricité et d’eau dans leurs palais saoudiens. Des avantages qui coûtaient des centaines de millions de dollars par an au gouvernement saoudien.

Le prince resserre son étau

Alors, pour continuer à financer leur train de vie, certains princes se sont résolus à vendre. Parmi les biens de luxe vendus récemment par ces membres de la famille royale, “un domaine britannique d’une valeur de 155 millions de dollars, deux yachts de plus de 200 pieds [environ 60 m] de long et des bijoux moghols offerts en cadeau de mariage par un roi décédé”.

Citée par le WSJ, une personne “familière de ces transactions” résume ainsi la situation :

“Ces gens-là ne travaillent pas. Ils ont énormément de personnel et ils ont peur [de MBS] […]. Ils veulent désormais du cash et plus de richesse visible.”

Depuis sa nomination en tant que prince héritier du royaume en juin 2017, Mohammed ben Salmane n’a pas hésité à s’en prendre à la famille royale, dont plusieurs membres avaient été détenus, deux mois plus tard, avec des centaines d’hommes d’affaires à l’hôtel de luxe Ritz-Carlton de Riyad dans ce qui a été présenté comme une purge anticorruption. Ceux que MBS considère comme de potentiels rivaux, comme l’ex-prince héritier Mohammed ben Nayef, ont été emprisonnés ou placés en résidence surveillée.

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