A Asnières, ils barrent leur rue pour protester contre un projet immobilier

Victor Tassel
Asnières, jeudi 11 janvier. Les habitants vont accrocher des permis de « non-construction » ce samedi dans leur rue pour protester contre le projet immobilier de la mairie

Selon ces habitants, l’ensemble de 330 logements qui doit pousser dans leur quartier est à la fois trop haut et trop dense. La mairie met en avant de multiples concessions déjà effectuées sur le projet.


Des immeubles de cinq, six et même sept étages vont fleurir au milieu de leur quartier pavillonnaire, rue du Mesnil, à Asnières. « C’est épouvantable, s’étrangle Isabelle Emmerique, présidente de l’association Quartier des Trois-Frères. Ce projet, c’est le ver dans le fruit ! » Ce samedi midi, l’association qui rassemble une soixantaine de riverains du quartier, organise un barrage filtrant et attache des permis de « non-construction » avenue des Trois-Frères pour « mettre la pression » sur la mairie.

Ils protestent contre le projet immobilier et les 330 logements qui doivent voir le jour à la place des services techniques municipaux, en partance pour Gennevilliers. Une pétition, lancée sur Internet, a recueilli près de 300 signatures. « L’association défend les intérêts de quelques riverains, alors que la ville défend l’intérêt général », répond la mairie.

Cette première action intervient après des mois de négociation. Depuis la création de l’association en mai 2016, les habitants ont multiplié les rendez-vous avec la mairie pour modifier le projet qu’ils estiment « trop haut et trop dense ». « Nos revendications ont été entendues, admet Isabelle Emmerique. Mais nous n’avons obtenu que des modifications à la marge. »

« Nous sommes prêts à étudier les aménagements demandés par les riverains »

Les promoteurs et la mairie ont consenti de reculer les immeubles de cinq à douze mètres, de construire dix logements de moins, d’implanter une coulée verte et que la hauteur des bâtiments ne dépasse pas un étage en bordure des maisons. « Ce n’est pas suffisant », tonne Isabelle Emmerique. « Ces modifications représentent un manque à gagner d’un million d’euros pour la ville. On ne peut donc pas dire que ce sont des modifications à la marge », souligne-t-on à la mairie.

Les riverains (...)

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