ASCO 2021. Les résultats prometteurs de la start-up française Nanobiotix pour améliorer radiothérapie et immunothérapie

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Forts de premiers résultats prometteurs dans les sarcomes et les cancers ORL, les essais sur les nanoparticules NBTXR3 développées par la start-up française Nanobiotix, qui permettent d'augmenter la puissance de la radiothérapie et les traitements d’immunothérapie, se poursuivent. Et leur commercialisation est en cours.

Nanométriques mais très puissantes. Voilà déjà plusieurs années que les nanoparticules NBTRX3 développées par la start-up française s’invitent régulièrement au plus grand rendez-vous annuel international consacré au cancer, l’ASCO (American Society of Cancer Oncology) qui se tient du 4 au 8 juin 2021, tout comme en 2020, en ligne en raison de la pandémie de Covid-19.

Cette année, ces particules font l’objet d’ en lien avec des travaux menés dans différents centres à travers le monde. Certains sont en cours au sein de l’institut Curie (Paris) dans le département d’essais cliniques précoces dirigé par le Pr Christophe Le Tourneau et concernent des sarcomes des tumeurs des tissus mous et des carcinomes dits épidermoïdes localement avancés de la tête et du cou (en anglais, head neck squamous cell carcinoma, HNSCC). C’est d’ailleurs dans cette dernière indication et grâce à la confirmation de que conformément à ce qui avait été annoncé l’an dernier, un essai de phase 3 a été mené depuis avec succès auprès d’une quarantaine de patients.

“Ces travaux doivent maintenant se poursuivre sur près de 350 malades selon un vaste essai international que je vais coordonner”, précise le Pr Christophe Le Tourneau. Démarrage prévu pour la fin 2021. Avec cette approche, quel que soit le type de cancer, le but est le suivant : se servir des nanoparticules comme d’un cheval de Troie pour booster de l’intérieur la radiothérapie prescrite aux patients pour la rendre plus efficace.

Les nanoparticules augmentent de 30% l'efficacité des rayons

Invisibles à l’œil nu, d’un diamètre d’environ 50 nanomètres, ces nanoparticules sont constituées d’un matériau inerte, de l’oxyde d’hafnium (Hensify, NBTXR3). Avant les séances de radiothérapie, le chirurgien injecte au patient sous anesthésie générale au niveau même de la tumeur et en une seule fois les nanoparticules. Ce n’est que lors de l’exposition à la radiothérapie, que celles-ci peuvent alors, de l’intérieur même de la tumeur, démultiplier la[...]

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