ASCO 2021. L'intérêt d'une immunothérapie précoce contre le cancer du poumon, le plus mortel sur Terre

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Avancées dans les stades précoces des cancers du poumon à l’ASCO 2021. L'intérêt de l'immunothérapie longtemps testée dans les formes avancées se confirme aussi pour les formes moins évoluées.

Il reste le cancer le plus mortel sur la planète : deux millions de morts par an dans le monde, moins de 20% de patients étant encore en vie cinq ans après le diagnostic.

45.000 nouveaux cas et 33.000 décès en France chaque année

En France chaque année, c’est environ 45.000 nouveaux cas et 33.000 décès. Face à ce type de cancer, le pronostic dépend comme souvent du stade d’évolution au moment de la découverte.

Si ceux dits de stade 1-2, localisés, peuvent souvent être guéris par la chirurgie, les autres, 3, localement avancés et 4, métastatiques, nécessitent eux en plus le recours aux chimiothérapies, thérapies ciblées et radiothérapie.

Mais jusqu’à présent, c’était plutôt les formes les plus avancées, métastatiques, qui bénéficiaient de l’apport de l’immunothérapie. Or, plusieurs travaux présentés cette année à l’ASCO 2021 démontrent que les formes moins évoluées tirent aussi bénéfice de cette approche.

"Cette étude démontre que son efficacité se maintient pendant cinq ans"

Exemple avec l’ qui s’est intéressée à l’ajout de l’atezolizumab (Tecentriq, Genentech, Roche) chez près de 1.200 patients. Cet anti-PDL1 a été associé à la chimiothérapie adjuvante prescrite après le retrait chirurgical de la tumeur. Un essai clinique de phase 3 qui démontre un gain de survie sans progression de la maladie.

Autre exemple avec . Menée elle avec un autre anti-PDL1, le durvalumab (Infinzi, AstraZeneca), une molécule déjà évoquée lors d’ASCO précédents, Pacific vient de démontrer de bons résultats cinq ans après son administration. Deux groupes de 700 patients ont reçu, après la chimio et la radiothérapie, soit du durvalumab ou un placebo. Cinq ans après la fin de l’étude - le dernier patient ayant terminé le traitement en mai 2017 -, les données de survie globale sont de 42 % dans le groupe du durvalumab contre 33% dans celui du placebo.

"Cette étude démontre que son efficacité se maintient pendant cinq ans et que le risque de décès à cinq ans est diminué de 28% dans le group[...]

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