ASCO 2021. Une immunothérapie de 2e génération contre le cancer du col de l'utérus

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Des résultats encourageants ont été obtenus par une équipe française pour une immunothérapie dite de deuxième génération dans le cancer du col de l’utérus.

Seconde version virtuelle pour (American Society of Cancer Oncology), le plus grand rendez-vous annuel international consacré au cancer, qui se déroule en ligne, du 4 au 8 juin 2021. Cette année encore, de très nombreuses études — 4.500 ! — sont présentées. Exemple avec un travail 100% français dans le cancer du col de l’utérus responsable d’environ 1.500 décès chaque année en France.

Si l'on sait aujourd’hui que l’immunothérapie s’avère une stratégie porteuse d’espoir dans certains cancers (mélanome, poumon...), tous les patients ne répondent toutefois pas aux traitements. Dans ce type précis de cancer gynécologique, on estime qu’environ seul un tiers des femmes répondent positivement aux traitements. D’où la nécessité de développer des traitements plus puissants. C’est tout l’objectif d’ présenté par l’Institut Bergonié (Bordeaux) et Gustave-Roussy (Villejuif) au congrès de l’ASCO 2021.

Si ce cancer est diagnostiqué à temps, la chirurgie, avec ou sans radiothérapie et chimiothérapie, permet d’atteindre un taux de survie d’environ 63% à cinq ans. Mais le risque de rechutes s’élève à 20-30 % et "certains cancers peuvent se révéler inopérables d’emblée", souligne le Pr Antoine Italiano, directeur du programme de médecine de précision à Gustave-Roussy (Villejuif), responsable de l’unité d’essais précoces à l’Institut Bergonié (Bordeaux) et premier auteur de cet essai présenté à l’ASCO.

Une molécule qui booste la réponse des lymphocytes tueurs

Face à ces situations d’échec thérapeutique, plusieurs essais cliniques ont été menés depuis 2015 pour évaluer la portée des immunothérapies de première génération, type anti-PD-1 et anti PD-L1 dans le cancer du col utérin. Aux États-Unis, la FDA a même approuvé en 2018 le pembrolizumab (anti-PD L1) dans le traitement des cancers du col avancés pendant ou après une chimiothérapie mais la France n’a, elle, pas jugé son efficacité suffisamment probante pour l’autoriser.

Ici, l’essai présenté à l’ASCO 21 a voulu tester une autre[...]

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