ASCO 2021. Une étude démontre pour la première fois l'intérêt de modifier le traitement dans certains cancers du sein

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Une étude importante présentée à l’ASCO 2021 démontre pour la première fois l’intérêt de modifier le traitement dans certains cancers du sein localisés en rajoutant une molécule dite inhibiteur de PARP.

Déjà remarquée à l’ASCO 2020 dans le cancer de l’ovaire, l’olaparib (Lynparza, laboratoires AstraZeneca et Merck) revient en force cette année lors d’une présentation en à propos de certains cancers du sein localisés, avec une publication simultanée ce week-end dans la revue .

Une molécule qui bloque l'action d'enzymes

Cette molécule est un inhibiteur de PARP (voir encadré ci-dessous) qui fait désormais partie de l'arsenal thérapeutique dans la prise en charge des cancers gynécologiques.

Que sont les inhibiteurs de PARP ?

Ces médicaments sont connus pour bloquer l’action d’enzymes appelées poly(ADP-ribose) polymérases (PARP). Elles participent à la réparation de l’ADN endommagé dans les cellules. Quand ces protéines sont bloquées, l’ADN endommagé des cellules cancéreuses ne se répare plus et les cellules cancéreuses meurent. L'olaparib est le premier inhibiteur de PARP mais d'autres molécules (rucaparib, niraparib, talazoparib) existent.

Mais cette fois, elle a été prescrite dans le cadre dit adjuvant, c’est-à-dire après chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, dans une étude de phase III, OlympiA, la première à rapporter un effet positif d'une molécule de cette classe thérapeutique dans le cancer du sein localisé.

1.836 patientes atteintes d'un cancer du sein précoce à haut risque négatif pour le récepteur du facteur de croissance épidermique humain 2-(HER2) et présentant des mutations germinales BRCA1 ou BRCA2, ont été incluses.

Elles ont été tirées au sort pour recevoir soit de l'olaparib soit un placebo, et ce pendant un an.

"Ce résultat devrait changer les pratiques d’ici peu mais soulève aussi quelques questions"

Avant le démarrage de l’étude, elles étaient 77% à avoir un taux de survie sans progression de la maladie (en anglais "IDFS invasive disease free survival") estimé à trois ans. Or, avec l'administration supplémentaire d'un an d'olaparib, ce taux est passé à 86%.

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